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Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
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Gratuité de l’enseignement de base : défis majeurs persistent au Kasaï Central
La gratuité de l’enseignement de base au Kasaï-Central, initiative louable en théorie, se heurte à des réalités pratiques préoccupantes, qui entravent le droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants de la région. Malgré les progrès réalisés, les conditions d’apprentissage continuent de poser des défis majeurs, notamment le surpeuplement des classes, le manque de ressources matérielles et l’insuffisance d’infrastructures scolaires.
Dans plusieurs écoles de la province, il n’est pas rare de trouver des salles de classe où un enseignant doit gérer plus de cent élèves. Cette situation engendre une série de complications qui compromettent aussi bien l’enseignement que l’apprentissage. Les enseignants éprouvent des difficultés à maintenir l’attention des élèves dans un tel environnement, où le rapport enseignants-élèves est largement déséquilibré. En effet, la gestion d’une si grande population d’élèves dans un espace restreint rend difficile l’individualisation de l’enseignement et le suivi des progrès des élèves.
La conséquence directe de cette surpopulation est la dégradation rapide du cadre scolaire. Les élèves, par manque de bancs suffisants, sont contraints de s’asseoir par terre, une situation qui non seulement nuit à leur confort, mais aussi à leur concentration et à leur motivation. Ce manque de mobilier scolaire adéquat, couplé à un environnement d’apprentissage déjà chaotique, contribue à un engagement académique limité et à une baisse des performances scolaires.
Les témoignages d’enseignants dans plusieurs écoles sont évocateurs de ce constat troublant. Un enseignant, dont l’école accueille plus de cent élèves par salle, a partagé son désarroi : » Je fais de mon mieux pour enseigner, mais il est impossible d’atteindre chaque élève dans ces conditions. Beaucoup sont assis par terre, ce qui ne favorise en rien leur apprentissage. Nous avons besoin d’aide pour scinder les grandes classes et obtenir plus de mobilier scolaire ».
Face à cette situation, les autorités scolaires de la province se doivent d’agir. Il est impératif de revoir l’organisation des classes afin de réduire le nombre d’élèves par salle, permettant ainsi une plus grande proximité entre enseignants et élèves. Une approche systématique pour diviser les classes et améliorer les infrastructures pourrait remédier à cette crise éducative. Les efforts de réhabilitation et de maintien des écoles devraient également être intensifiés, en veillant à ce que chaque salle soit non seulement fonctionnelle, mais aussi propice à un apprentissage efficace.
De plus, l’engagement des parties prenantes, y compris les parents d’élèves, les organisations non gouvernementales, et les bailleurs de fonds pourrait favoriser la mise en place d’un plan d’action visant l’amélioration des conditions d’enseignement dans la région. Les discussions autour d’une collaboration étroite entre le gouvernement provincial et ces acteurs pourraient déboucher sur des solutions innovantes et durables.
Félix Mulumba Kalemba