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Le président de la République, Félix Tshisekedi, est monté au créneau pour recadrer le débat autour de la Constitution, dans une intervention diffusée ce mercredi sur la RTNC.
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Gare à la facture de l’extrémisme rampant !
Pas de parabole ni de circonlocution. Pas de condamnation générique et donc, par nature, anonyme. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » L’Abbé N’Shole aurait voulu faire sienne cette citation d’Albert Camus qu’il ne s’y serait pas pris autrement.
Sans doute que vu de l’Eglise catholique, la coupe était pleine. Profanation répétée des lieux de culte, destruction et/ou vol des objets sacrés, tentative d’attaque contre la résidence du Cardinal sous une pluie de propos désobligeants…
Pour la CENCO, pas l’once d’un doute dans la relation de cause à effet. La « fatwa » à l’origine de l’assaut contre l’archevêché de Kinshasa est le fait du secrétaire général de l’UDPS. Augustin Kabuya est ainsi cité expressis verbis dans la déclaration-réaction de l’épiscopat catholique.
C’est donc le numéro 2 faisant fonction du parti présidentiel qui est indexé par la CENCO. Certes, l’ordalie (jugement de Dieu au Moyen-Age) n’est plus de saison. Il est vrai aussi, pluralité de croyances et laïcité obligent, tout ce que disent les princes de l’Eglise catholique n’est pas parole d’Evangile pour tous.
Il n’en demeure pas moins qu’être épinglé par une organisation ecclésiale tentaculaire comme l’Eglise catholique romaine est tout, sauf une sinécure. In fine, la facture à payer risque d’être très salée. Et ce, à plusieurs étages. A l’interne comme à l’internationale. Même si du fait de la montée en puissance des évangéliques, la galaxie catho n’a plus le poids sociologique des années 70 avec un certain Malula, elle n’en garde moins son socle jusque dans les villages les plus reculés de ce pays-continent.
En dehors des frontières nationales, le « J’accuse« , façon Zola, de l’épiscopat rd congolais a une résonnance quasi-planétaire. Lorsque le très médiatique Abbé Donatien N’Shole parle du recul de l’Etat de droit, cela sonne de loin plus audible et crédible que les dénonciations conjoncturelles ou circonstancielles des hommes politiques.
Pour avoir été l’un des bénéficiaires collatéraux des croisades de l’Eglise contre les régimes précédents, le parti UDPS est mieux placé pour savoir jusqu’où porte la voix des Evêques. Renvoyée récemment contre son gré dans l’opposition comme un boxeur dans les cordes, la kabilie a encore fraîche en mémoire la part de l’Eglise catholique dans son chemin de croix crépusculaire.
Question : le Pouvoir va-t-il continuer à endosser la facture de l’extrémisme rampant? Garant constitutionnel de la cohésion nationale, le Président va-t-il laisser « des personnes non autrement identifiées » continuer à poser des actes qui énervent le nécessaire vivre ensemble dans un pays pluriel ?
Condamner et faire arrêter la violence de peur que son extension ne réveille ce que le psychanalyste Sigmund Freud appelle « violence fondamentale« . Celle qui est enfouie dans chaque homme -en l’occurrence groupe d’hommes- qui s’estime agressé.
D’ores et déjà, il n’y a que pire sourd qui refuse d’entendre ce qui se raconte dans des pans non négligeables de la majorité silencieuse. José NAWEJ