Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu annonce l'ouverture d'une information judiciaire., "au cours de laquelle des investigations rigoureuses sont en cours". La…
Fraude minière : le Gouvernement renforce la lutte pour protéger ses ressources stratégiques
Le Gouvernement congolais resserre l'étau autour de la fraude minière et de la contrebande des ressources naturelles. Conformément aux instructions du Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi, le Vice-Premier Ministre, ministre de l'Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a présidé hier jeudi une séance de travail axée sur la lutte contre la fraude minière et la sécurisation des sites d'exploitation.
Autour de la table, les principaux acteurs du secteur : le Ministre des Mines (en visioconférence), le Conseiller du Chef de l'État, l'Inspecteur général des Mines, le Directeur général du CEEC, ainsi que les représentants de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière et de la Police nationale congolaise.
Cette réunion a été l'occasion d'examiner en profondeur le rapport d'inspection mené récemment dans la province du Lualaba, faisant état de graves irrégularités : la présence d'hommes armés non identifiés dans certains sites miniers, des actes d'intimidation, mais aussi l'envahissement de concessions par des exploitants illégaux.
Face à ces dérives, le Vice-Premier Ministre Shabani a insisté sur l'urgence d'une réponse ferme et coordonnée afin de rétablir l'ordre dans les zones minières stratégiques, où le désordre profite aux réseaux de contrebande au détriment du Trésor public.
DES MESURES FORTES ADOPTEES
À l'issue des échanges, plusieurs mesures fortes ont été adoptées, parmi lesquelles : la démilitarisation et la sécurisation effective des sites miniers ; la levée progressive et encadrée de la suspension de l'exploitation du cobalt ; le renforcement de l'accompagnement sécuritaire de l'ARECOMS (Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques), pour mieux contrôler la chaîne de valeur du cobalt et des autres minerais stratégiques.
Une feuille de route claire, à court et à long terme, a été élaborée pour garantir la mise en œuvre rigoureuse de ces décisions.
Cette nouvelle dynamique traduit la détermination du Gouvernement congolais à reprendre le contrôle total de ses ressources minières et à mettre fin à l'exploitation illégale qui prive l'État de recettes considérables.
Le Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani a rappelé que cette démarche s'inscrit dans la vision du Chef de l'État, qui fait de la lutte contre la fraude minière un pilier majeur de la bonne gouvernance et de la souveraineté économique nationale. " Le cobalt, le cuivre et les autres minerais stratégiques doivent profiter avant tout au peuple congolais", a-t-il souligné en clôturant la réunion.
À travers cette offensive institutionnelle, le Gouvernement réaffirme sa volonté d'instaurer une exploitation minière responsable, sécurisée et profitable à la nation, condition essentielle pour transformer les richesses naturelles du Congo en moteur réel de développement.
Jérémie ASOKO