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FOFECEGDD enregistre 1955 cas des violences à l'égard des femmes durant le processus électoral
Le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGDD) a rendu public son rapport de monitoring des violences politiques à l'égard des femmes durant le processus électoral en République démocratique du Congo réalisé du 01 janvier 2023 au 20 mai 2024. Ce rapport indique que 1955 cas ont été enregistrés dont 1834 cas en période pré-électorale, 95 cas en période électorale et 26 en période post-électorale.
La province la plus touchée reste la ville de Kinshasa avec un taux de 40 %. Tandis 584 cas ont été enregistrés en ligne et facilités par les nouvelles technologies, a souligné la coordonnatrice adjointe de cette structure Mme Josée Mulanga.
Selon elles, les victimes ont subi plusieurs formes de violence à l'occurrence la sextorsion, l'abus basé sur l'image, le doxxing, le harcèlement sexuel et sexiste en ligne, le discours haineux et l'usurpation d'identité en ligne.
Quant aux victimes, 39% sont des femmes électrices, 39% des femmes candidates, 7% des agents électorales, 7% des observatrices électorales et 8% des femmes témoins des partis politiques, a indiqué Mme Josée Mulanga. S'agissant des auteurs, 78% ont été perpétrés par des militants des partis politiques, 10 % par les agents électoraux, 10 % par les agents de sécurité et 2% par les juges électoraux, a-t-elle mentionné.
Puis, la coordonnatrice adjointe de FOFECEGDD a relevé que la plupart des victimes sont laissées à leur triste sort. Cela, a-t-elle poursuivi, ne réduit non seulement les femmes au silence, mais restreint également leur engagement dans la vie publique et politique, dans le processus électoral et diminue leur leadership.
A l'entendre, le monitoring avait pour objectifs de collecter les données sur les différentes formes des violences politiques dont les femmes candidates, électrices étaient victimes ; identifier et classifier les auteurs de ces violences et cartographier les violences par province.
RECOMMANDATIONS
Pour prévenir et lutter contre la violence politique faites aux femmes, plusieurs recommandations ont été formulées à différents niveaux, a fait remarquer Mme Josée Mulanga. Il s'agit notamment au gouvernement à qui il est recommandé de renforcer les mesures de sécurité des personnes et de leurs biens surtout des candidates durant le processus électoral et de faire appliquer la loi et de renforcer le système de surveillance tous azimuts afin de sanctionner les auteurs des violences politiques, des discours de haine, des agressions sexuelles, le tribalisme, le vandalisme durant le processus électoral; aux cours et tribunaux de prendre des actions contre les auteurs des actes de violence dénoncés par les victimes par la clameur politique. Quant à la Ceni de respecter les textes règlementant les élections en RDC pour éviter les abus qui entrainent les violences faites aux femmes; aux partis politiques de mettre en place de système d'alerte et d'intervention rapide de dénonciation et de protection des femmes candidates, militantes; aux femmes candidates de briser le silence et de dénoncer toute forme des violences dont elles sont victimes ainsi que de leurs auteurs.
Elle a, ensuite souligné que les violences dont sont victimes les femmes constituent une arme de destruction massive de leurs ambitions politiques et un grand frein à l'atteinte de la parité et la représentation équitable des femmes dans les instances décisionnelles et à mandat électif.
Josée Mulanga est d'avis que pour faire face à cette situation, des actions grandeur nature doivent être menées avec des nouvelles approches innovantes d'analyse contextuelle genre et de la sensibilité aux conflits avec l'implication de toutes les parties prenantes au processus électoral centré sur la femme.
Mathy MUSAU