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Fayulu, un brin de cohérence tout de même …
Difficile voire impossible d’entrer dans la tête de Martin Fayulu pour en extirper le vrai mobile de son retrait du processus électoral. Abdication…faute d’argent ? Cela n’étonnerait personne dans un pays où le personnel politique vit, à quelques exceptions près, du degré de connexion directe ou indirecte à l’appareil d’Etat. Et donc du Trésor public. Et ce, même pour les opposants dits » radicaux « . Outre-tombe, le Maréchal Joseph- Désiré ( pour ses libéralités) Mobutu peut témoigner . Depuis l’une de ses fermes (Kingakati, Kashamata…), Joseph Kabila dispose sans doute par devers lui de quelques pièces à conviction en la matière.
Fuite en avant pour un politicien qui redouterait les élections ? Pas exclu. Si élections devaient rimer réellement avec sanction populaire, ils sont combien ces candidats présidents de la République, députés nationaux et provinciaux à être à même de passer à la régulière entre les mailles du filet du suffrage universel ? Au regard de l’absence manifeste de dividende électoral pour le plus grand nombre, poser la question c’est y répondre.
Bref, une fois qu’on aura fini de faire qui l’exégèse intéressé ou désintéressé de ce retrait, qui fait le procès à charge ou à décharge de cette démarche, remontera la surface une cohérence et une inquiétude.
La cohérence n’est pas étrangère à la décision du leader de l’Ecidé. On ne peut pas dénoncer matin, midi et soir-à tort ou à raison – le caractère » partisan » et donc non inclusif de la CENI et souscrire aux élections que celle-ci organise ! Sauf à assumer son inconséquence et, a posteriori, à ne pas se plaindre de ses propres turpitudes. Martin Fayulu, comme du reste bien avant lui Joseph Kabila, a le mérite de conformer ses actes à son discours. On peut difficilement lui reprocher d’être cohérent avec lui-même.
L’inquiétude est ce risque de voir l’élection présidentielle être réduite à une formalité mimétique là où le pays pouvait rêver d’un scrutin riche en offres politiques diverses. C’est, certes une zone de confort garantie en perspective pour le Pouvoir en place. Ne demandez surtout pas à l’UDPS qui a boycotté le scrutin de 2006 de se formaliser de la qualité de l’adversité.
Comme sur quantité de sujets, les tenants actuels de l’impérium reproduisent avec un rare talent les réponses que le Pouvoir PPRD, ivre du lait à l’époque, objectait à l’opposition d’alors. A savoir qu’avec ou sans opposition, les élections auront lieu et que le ciel ne tombera pas sur la tête des Congolais. Imparable. Sauf que la crise sous-jacente de légitimité, l’enrichissement en terme d’expériences démocratiques, le délitement de la cohésion nationale en prendront, une fois de plus (peut-être de trop) un coup. De cela, très peu en avaient cure hier. Très peu n’en ont rien à cirer aujourd’hui. José NAWEJ