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Fatshi : après l’amour, le désamour…
Pour les Congolais d’un certain âge ou d’un âge certain, Berci rime avec l’âge d’or du sondage en RDC. Aussi, lorsqu’une enquête d’opinions battant pavillon BERCI se rappelle au bon souvenir des Kinois, ceux-ci le prennent-ils pour ce qu’est un sondage mené dans les règles de l’art ou presque : une photographie de l’opinion à l’instant où elle a été prise.
Pas étonnant donc que le sondage de décembre 2021 sur la cote d’amour – en l’occurrence de désamour – de « notre Fatshi national » au sein de l’opinion congolaise soit prise au sérieux. Avec des précautions ou des réserves d’usage, il est vrai.
Comparé aux précédentes enquêtes d’opinions (février 2020-58% ; mars 2021-54%), ce sondage – 29% d’opinions favorables- indique une espèce de décrue qui correspond au niveau du ressenti populaire par rapport à quantité de promesses jusque-là non tenues. De fait, l’opposant Félix-Antoine a vendu le bonheur à des millions de Congolais abonnés à la précarité.
Le candidat Tshisekedi-fils a promis le « Grand soir » assorti de lendemains qui chantent à des électeurs avides de changement radical tel que prophétisé jadis par le Père. Les Congolais ont eu une version tropicalisée de l’anaphore chère à François Hollande alors candidat à la présidentielle française de 2007. Moi, Président, ce sera « le peuple d’abord » ; moi, Président « l’ordinaire du fonctionnaire va changer« , moi Président « j’installerai mon Etat- major à l’Est pour y restaurer la paix« ; moi Président « je fermerai tous les cachots adossés aux services de renseignement« …
Enfin, arrivé à la magistrature suprême et surtout après s’être séparé de son prédécesseur, Fatshi Béton a aligné d’autres promesses. Difficile même de voir le verre à moitié plein lorsque les promesses qui touchent à la requalification de l’ordinaire du plus grand nombre ne sont pas moyennement tenues. Pas sûr que l’on soit déjà en route vers le Pays de Cocagne.
Alors, les carottes sont-elles déjà cuites pour le Président ? La réponse est non. Il n’y a rien de rédhibitoire. L’opinion étant par nature lunatique, évanescente et même déroutante. S’il troque sa veste cousue avec des promesses pour un trois-pièces fait avec des actions, Félix-Antoine Tshisekedi va reconquérir ses parts de marché perdues.
Le problème, c’est que le Président devrait réagir vite, car le temps a cessé d’être son allié. L’équation pour le féru du foot qu’est Fatshi consiste, dans ce dernier quart d’heure, à marquer le plus de buts possible -façon « nzombo le soir« – sans en encaisser. Peut-être que la prestation des Léopards cet après-midi pourra inspirer le premier des Congolais. José NAWEJ