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Face à la menace qui se dresse devant les familles africaines : L’abbé Mathieu Musua appelle à une mobilisation générale
Au troisième jour du 3ème Symposium sur la famille dont les travaux se sont poursuivis hier mercredi 17 avril 2024, au site de Limete de l’Université catholique du Congo (UCC), l’Abbé Matthieu Musua Mimbari, Aumônier de la Communauté Famille Chrétienne (CFC), a appelé à une mobilisation générale face à la menace à laquelle font face les familles africaines. Pour mener à bien ce combat, il recommande d’associer le dialogue oecuménique afin de barrer la route aux antivaleurs venues de l’extérieur tendant à détruire les cellules de base de nos sociétés.
Sa conférence était intitulée :« Les unions libres et leur impact sur la situation de la famille ». Dans son exposé, l’abbé Mathieu Musau a déclaré que l’Afrique doit prendre au sérieux la menace qui pèse sur le continent. Face aux idéologies importées qui sont contraires aux valeurs africaines, il a martelé : « Ne laissez pas bafouer les familles chrétiennes sur leurs propres terres ».
Pour l’Eglise, il a préconisé son implication totale en enrichissant son approche évangélique sur le mariage.
Auparavant, les participants ont suivi la conférence du prof Achille Bundjoko de l’UPN dont le thème était : »La fixation de la dot : décalage entre exigences culturelles et celles vécues dans les milieux urbains».
HUMANISER LA DOT
Dans son intervention, l’abbé Mathieu Musau a regretté le fait que l’Assemblée nationale ne soit pas allée jusqu’au bout pour légiférer sur la dot. Toutefois, a-t-il souligné, même si cette institution avait accompli cette mission, elle aurait été en porte-à-faux face à la population qui, apparemment, ne voulait pas sortir des sentiers battus en cette matière.
«Nous sommes tous concernés par la question de la dot, parce qu’étant touchés d’une manière ou d’une autre lorsqu’il s’agit d’apporter sa contribution financière ou matérielle», a fait comprendre le prêtre catholique.
GLISSEMENT SYMBOLIQUE
Par ailleurs, l’abbé Mathieu Musau a insisté sur le fait que «nos coutumes ont subi des modifications par rapport à nos pratiques actuelles où il est observé un glissement symbolique vers d’autres valeurs». Pour lui, ces modifications ont provoqué une sorte de blocage de ceux qui veulent sceller leur union. Il a également fait un procès de la consommation des biens issus du paiement de la dot, à la base quelques fois des incompréhensions entre les membres de la famille de la femme.
S’agissant des modifications, il a appelé les participants à comprendre que toute société humaine est caractérisée par l’instabilité parce qu’elle est contrainte à la dynamique. Pour ce, a-t-il déclaré, il faut prendre en charge lesdites modification. C’est ici qu’intervient le rôle des autorités qui doivent réguler la société, selon lui.
Cette conférence du prof Bundjoko a été suivie d’un témoignage de Mme Viviane Mandemvo, présidente de la commission École des sœurs (Ecosoeurs) de la CFC. Son témoignage a été captivant tant elle a montré que la dot constitue un véritable calvaire et pour l’homme et pour la femme.
En fin de compte, les participants ont compris que, contrairement à ce que d’aucuns peuvent croire, personne ne sort gagnant de cette pratique actuelle de la dot, où la logique du paraître et de distinction tient à prendre le dessus.
Ensuite, la parole a été donnée à Me Darius Tshey de l’Institut supérieur de la famille et du couple (ISFC) pour exposer le sujet ci-après :* Évaluation de la situation de la famille depuis la révision du Code de la famille en 2016″. De prime abord, il a fait comprendre qu’il y avait une nécessité absolue d’adapter cette loi au temps, étant donné qu’entre temps le pays avait adhéré à d’autres conventions internationales.
Il a indiqué qu’il convient de retenir que cette révision a permis de supprimer toutes les dispositions discriminatoires et celles qui prêtaient à confusion , notamment celle qui stipulait que tout individu a le droit de contracter un mariage avec la personne de son choix. La révision est venue préciser que cette personne doit être de sexe opposé.
Avant de se répartir en ateliers, les participants ont suivi la conférence animée par le prof Célestin Katubadi de l’UCC. Il a planché sur : «Les mass média pour la stabilisation et la promotion de la famille « . Dans son exposé, il a interpellé les les média pour qu’ils accordent une place de choix à la famille dans leurs écrits et émissions.
Dans l’après midi, les travaux se sont poursuivis dans les ateliers. Le jeudi matin, ils se poursuivront avec des conférences notamment celle du Berger Léon Botolo, fondateur de la CFC. Muke MUKE