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Captures d'écran n'affiche jamais écran cassé. Rectifions d'abord l'orthographe de certains mots de cette expression. Son rédacteur qui est loin d'être son auteur aurait dû écrire " Une capture d'écran n'affiche jamais un écran cassé".
L'expression " Une capture d'écran n'affiche…
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Exetat 2024 : quand les lauréats se ruent dans les rues de Kinshasa
Depuis l’annonce de la publication des résultats de la 58ème édition de l’Examen d’Etat pour l’année scolaire 2023-2024, les finalistes et leurs proches sont en éveil. Alertés déjà la veille par le communiqué du mercredi 24 juillet, diffusé par l’Inspection générale du Ministère de l’Education nationale et de la Nouvelle citoyenneté, les lauréats se sont spontanément rués dans les rues hier.
Têtes blanchies, cheveux saupoudrés, sifflets suspendus sur les lèvres, des centaines d’adolescents se sont déversées sur les artères de la capitale à la tombée de la soirée. C’est pratiquement aux alentours de 18 heures que des tintamarres ont commencé à résonner comme des essaims d’abeilles dans les quatre coins de la ville.
Regards rivés sur des écrans lumineux des smartphones, des groupuscules de jeunes scrutaient dans le noir les noms de finalistes, balancés par l’Inspection générale à travers des sociétés de télécommunication de la place.
A Limete 11ème rue, quartier industriel, c’est des explosions de joie en pétarade qui n’ont cessé de faire vibrer cette rue asphaltée, complètement plongée dans l’obscurité. « Azui ! Elle a réussi avec 68 %, notre grande sœur!« , tempêtait dans mes oreilles une adolescente âgée d’environ 16 ans, subitement embrassée par sa cadette venue la rejoindre devant une cabine téléphonique, munie d’une boîte à talc. S’ensuit à une séance de saupoudrage sur les visages des proches voire des inconnus pour fêter la réussite.
Mobilisé sur le champ pour une spontanée caravane motorisée à travers le quartier, Justin, un motard d’une trentaine d’années s’est vu complétement »aspergé » de poudre, tout le long de la trajectoire où il drainait une finaliste et deux gamines qui l’escortaient, sifflant et soufflant dans des vuvuzelas.
Dans les parages, des dizaines de groupuscules, dominés par une ribambelle de gamines en mini-jupes et en culottes jeans, couraient en fredonnant à tue-tête en lingala: « Yo nani, oboya Zelanie » (Qui es-tu pour mettre en doute les capacités de Zelanie ?, NDLR).
Gestionnaire d’une boutique très connue dans le quartier, Tatu esquissait un sourire après le passage d’un groupe de jeunes filles qui l’ont aussitôt saupoudré. « Ce sont les amies de ma nièce ! Elles voulaient me mettre dans le bain de la fête ! Alors que faire ? », nous a-t-il expliqué, regrettant que toutes ses boîtes à talc (poudre) et trompettes »Vuvuzella » se soient vidées en un clin d’œil. Au grand bonheur des finalistes de l’Exetat 2024.
Yves KALIKAT