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Etat de siège rime avec service après-vente
Sur la foi du récit officiel sur l’état de siège, pourquoi ne pas voir -patriotisme oblige- le verre à moitié plein ? Pourquoi ne pas applaudir de deux mains les reconquêtes des FARDC en Ituri comme au Nord-Kivu ? Pourquoi ne pas souhaiter ardemment l’éradication totale des forces négatives étrangères et des groupes armés locaux qui écument cette partie de l’Est congolais ? Pourquoi , en un mot , ne pas rêver de la fin du long cauchemar pour les compatriotes habitant l’Ituri et le Nord-Kivu ? En rêvant les yeux ouverts
Problème, » on rêve trop souvent les yeux fermés, il faut plutôt rêver les yeux ouverts « , recommande en connaissance de cause le voyageur de l’extrême Mike Horn. Et là, en la circonstance, on conseillerait au Gouvernement congolais d’assurer effectivement le service après-vente .Notamment en créant les conditions d’une vraie prise en charge de la kyrielle de miliciens qui se rendent ou qui sont défaits à la suite de la contre-offensive de l’Armée régulière.
On ne soulignera jamais assez, les groupes armés constituent des espaces de survie pour nombre de « combattants« . De sorte que sans une alternative attrayante à la kalachnikov, la rébellion demeurera une vraie assurance-vie pour tous ces jeunes congolais qui peuplent les milices dans l’Est.
Il ne suffit pas de brandir la perspective de réinsertion de façon théorique. Encore faudra-t-il mobiliser les moyens de manière à présenter une offre qui permette aux « repentis » ou aux » reconvertis » de se recycler sans avoir à regretter leur aventure dans les groupes armés. Car, pour tous ces miliciens et leurs sponsors, la guerre est plus rentable que la paix. A plus forte raison une paix non assortie d’un plan concret de réinsertion sociale.
Il appartient donc à Kinshasa de déployer une approche holistique par rapport à l’Est. L’état de siège ne saurait se réduire au tout sécuritaire. Du reste, sans service après-vente, ce régime d’exception ne vaut pas un penny pour emprunter à Stanley.
Comme à la suite du déversement des millions des réfugiés hutus rwandais en 1994, » la communauté internationale » est en grande partie à l’origine de la tragédie dans la partie orientale de la RDC, il serait juste qu’elle prenne sa part. Au lieu de se fendre des communiqués et autres déclarations désincarnés au sortir de mille et une rencontres avec notamment le Président Fatshi, les partenaires extérieurs feraient œuvre utile en appuyant le nécessaire service après-vente du Gouvernement congolais.
Seulement voilà, dans cet Est aux intérêts géopolitiques et géostratégiques imbriqués, il est difficile de connaître l’agenda exact de puissances qui tiennent lieu de » communauté internationale « . Leurs déclarations généreuses du jour ne se vérifient pas toujours dès le coucher du soleil. Et la nuit, comme le renseigne un proverbe tous les chats sont gris. Surtout dans les Kivu et en Ituri, business oblige.
José NAWEJ