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Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…
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Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
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Encore et toujours le Rwanda
Surprise ? Pas vraiment. Coup de théâtre? Encore moins. Paul Kagamé est tout simplement resté égal à lui-même. Droit dans ses bottes de chef de guerre. Fidèle à sa religion: celle des rapports de force.
Attaché à son bréviaire: celui de considérer l’Est congolais, en particulier le flanc occidental des Kivus, à la fois comme son arrière-cour et l’exutoire des contradictions internes de son pays. Ainsi circonscrite, la dialectique du Président rwandais rime avec plusieurs « ismes« : interventionnisme, expansionnisme et donc forcément bellicisme.
Depuis 1996 à ce jour où Tchanzu et Runyonyi, dans le Rutshuru, sont tombées, Paul Kagamé n’a guère changé d’un iota. L’expérience renseigne qu’il n’est pas soluble dans les logiques de paix -avec moult accords- auxquelles les différents régimes au pouvoir à Kinshasa souscrivent avec toute la bonne foi du monde. Pas plus qu’il ne l’est dans les familiarités diplomatiques à l’africaine.
Que de signaux et d’actes frappés du sceau d’idéaux puisés dans la charte des Nations-Unies et celle de l’Union africaine ! Que de concessions! Que d’accords signés avec les Kabila-père et surtout fils ! Et ce, avec pour témoins les pays de la région et ce que l’on appelle par commodité de langage « communauté internationale« .
Qu’est-ce Félix-Antoine Tshisekedi n’a-t-il pas fait dans le sens du rabibochage, suivi du rapprochement entre Kinshasa et Kigali? Contrairement à son prédécesseur, le président Tshisekedi s’affichait même façon « ami, ami » avec son… frère Paul Kagamé. Tout cet investissement diplomatique, côté congolais, n’a pas dilué les velléités guerrières du Rwanda officiel. Bien au contraire.
Une leçon à tirer? Face à un pouvoir belliciste et expansionniste, autant par vocation que par nécessité, la paix ne se négocie pas. Elle s’arrache sur le terrain militaire et se formalise dans des salons diplomatiques après que les lignes ont bougé. La quête de la paix pour la paix conduit au pacifisme qui est une forme de défaitisme.
Telle semble la voie empruntée par Kinshasa depuis des décennies, à la suite des « pressions amicales » de ceux qui, ô comble d’hypocrisie, sous-traitent le Rwanda et l’Ouganda à des fins de balkanisation ou d’exploitation illicite des ressources naturelles.
Depuis les temps immémoriaux, la paix se gagne, comme l’avait si bien dit Laurent Désiré Kabila, un ancien maquisard, naturellement pétri de culture de rapport de force. José NAWEJ