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EN PERSPECTIVE DE LA RENTREE SCOLAIRE, Rond-point Ngaba : parents et marchands des fournitures scolaires déplorent la crise financière
La rentrée scolaire, c’est déjà la semaine prochaine. Sauf imprévu. Le Gouvernement et les syndicats du secteur de l’éducation nationale sont tous tombés d’accord pour la reprise des cours ce lundi 2 septembre sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Pour les parents, le compte à rebours a commencé. Nombre d’entre eux ont encore du mal à réunir les ressources nécessaires pour se procurer les fournitures scolaires de leurs enfants. Une situation que déplorent les marchands au rond-point Ngaba qui ont du mal à écouler leurs articles. Reportage.
Il est 11h00 ce mardi 27 août. Une heure de pointe au marché de rond-point Ngaba. L’affluence n’est toutefois pas au rendez-vous devant des dizaines d’étalages en bois où les vendeurs de la place ont exposé à même le sol les objets classiques et les fournitures scolaires. A quelques jours de la rentrée des classes, l’engouement tant attendu par les marchands tarde à se concrétiser.
«Normalement, le mois d’août rime avec bonnes affaires. Mais, cette année, ce n’est pas le cas. La crise financière touche tout le monde. Les parents hésitent à acheter des fournitures comme les baskets, les sacs à dos…», se plaint Marie B., vendeuse au marché de rond-point Ngaba.
Visiblement déçue d’écouler ses articles au compte-goutte, elle assiste, impuissante, au va-et-vient de ces parents plus prudents et économes qui hésitent longtemps avant d’acheter. Ils s’assurent de comparer, au préalable, les prix avant de débourser les frais. Rares sont, selon Mamie B., ceux qui osent investir dans les fournitures de haute gamme.
Les bousculades sont rares
D’habitude, les marchands voient défiler les parents et leurs enfants, impatients de choisir leurs uniformes, leurs chaussures et certains objets classiques. Mais cette année, les bousculades sont rares dans les allées du marché où sont vendues les fournitures scolaires.
«Je me souviens des années où je devais réapprovisionner les stocks de mes étalages tous les jours. Maintenant, certains clients reportent leurs achats», nous explique, tout désespéré, Didier Mboso, la trentaine révolue, un autre marchant de rond-point Ngaba qui expose ses articles en plein air le long du trottoir sablonneux partant de la station d’essence Total en direction de Mont-Ngafula.
Loin d’être le propre des lieux de négoces au rond-point Ngaba, cette situation qui se généralise à travers la capitale, révèle une tendance inquiétante. Le retour des classes s’avère un casse-tête pour de nombreuses familles aux poches raccourcies.
Attente élastique de la paie
Avec la hausse des prix, les coûts de plusieurs articles (sacs à dos, baskets…) destinés à la scolarité des enfants les rendent inaccessibles en cette période où les fonctionnaires et autres agents de l’Etat se sentent asphyxiés. Sans doute au regard de l’attente élastique de la paie de leurs maigres ressources. Et, bien entendu, des acomptes des frais scolaires qu’ils doivent débourser pour assurer l’inscription ou la réinscription de leurs couvées. En dépit de l’interdiction formelle du ministère de tutelle.
Les enfants, quant à eux, se montrent de plus en plus pragmatiques. «J’ai droit seulement à un sac-à-dos modeste. Pas au cartable sur lequel est gravé le personnage que j’aime», nous souffle Joseph P., 10 ans. A l’approche de la rentrée scolaire, l’enthousiasme des enfants pour le retour des classes est visiblement tempéré par les préoccupations financières de leurs tuteurs.
Lisette MUJINGA/ Stagiaire de l’Unikin