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Élimination de la fistule obstétricale : L’UNFPA note des progrès remarquables en RDC
Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a noté des progrès remarquables dans l’élimination de la fistule obstétricale en République démocratique du Congo. L’agence onusienne en charge des questions de santé sexuelle et de reproduction a révélé cette avancée lors de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale le 23 mai à Kinshasa. Elle a toutefois reconnu que beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif de zéro fistule obstétricale dans une génération. « Rompre le cycle, Prévenir la fistule obstétricale chez les femmes et filles « . « Point n’est besoin de commenter que ce thème est une interpellation pour nous tous« , est le thème choisi cette année pour célébrer cette journée.
Selon Suzanne Mandong, en se référant aux objectifs de développement durable particulièrement l’objectif trois à savoir, la bonne santé et le bien-être, «nous devons saisir cette occasion pour offrir aux nombreuses femmes et filles souffrant de la fistule obstétricale des soins de qualité disponibles et accessibles dans la vision de la couverture santé universelle prônée par le Chef de l’Etat ». Et de préciser : «Il va sans dire que nos efforts doivent porter sur la volonté politique et le leadership national déjà manifestés».
Cependant, la patronne de l’UNFPA en RDC, a fait savoir qu’en » tant que citoyen désirant un monde meilleur décidons aujourd’hui que le monde que nous voulons soit un monde où la fistule n’existerait plus. Mettons fin, une fois pour toutes, à cet attentat contre la santé et les droits humains des femmes et des filles, ainsi nous répondrons présents à l’ODD 3 en 2030« .
Elle estime qu’avec un leadership politique fort, ainsi que des investissements et des mesures prouvées fortes, « nous pouvons mettre fin à ce fléau. Intégrons davantage la lutte contre les fistules obstétricales dans le plan national de développement sanitaire, le plan stratégique de la couverture sanitaire universelle entres autres et accordons l’attention particulière à sa mise en œuvre effective« .
Saisissant cette opportunité, Suzanne Mandong a remercié tous les donateurs et partenaires dans la lutte pour l’élimination de la fistule obstétricale. Au même moment, elle a lancé un appel à tous les partenaires techniques et financiers , les membres des associations professionnelles médicales et paramédicales, les membres des organisations de la société civile, le personnel scientifique qui ont démontré également leur intérêt pour cette cause à travers leur présence ici en ce jour. Elle les a appelés à prendre un engagement personnel ou collectif pour contribuer à la réussite de la campagne d’élimination de la fistule obstétricale lancée en 2016, « afin que nous puissions ensemble vaincre cette pathologie aux conséquences humaines, sociales et économiques désastreuses ».
PAS DE DEVELOPPEMENT DURABLE AVEC L’EXCLUSION DES FEMMES ET DES FILLES
Par ailleurs, elle a réitéré l’engagement de l’UNFPA dans la poursuite de son appui pour améliorer la couverture sanitaire universelle en matière de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, des enfants et des adolescentes en général et en particulier dans la poursuite de la campagne de l’élimination de la fistule obstétricale.
Le numéro 2 de l’UNFPA en RDC a souligné le fait qu’il n’y’aura pas de développement durable tant que des milliers de femmes et des filles vivront dans l’exclusion et le non-respect de la dignité humaine. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, « l’éradication de la fistule obstétricale doit être notre priorité commune pour laquelle nous devrons rester engagés et déterminés jusqu’à l’atteinte des résultats attendus à savoir l’élimination de la fistule obstétricale« .
Elle a indiqué qu’avec l’appui de l’UNFPA et d’autres partenaires, la RDC a subventionné des milliers opérations chirurgicales de la fistule obstétricale en faveur des femmes et des filles malades.
Témoignage d’une survivante
Une survivante de la fistule obstétricale a été sauvée à l’hôpital Saint Joseph de Limete grâce à une prise en charge de l’UNFPA qui a commencé à l’intérieur jusqu’à Kinshasa. Gisèle Mansanga, relate son histoire.
» Lorsque je suis tombée enceinte, j’étais loin de ma mère et certains de mes proches. Les douleurs d’accouchement ont commencé à 0h. Jusqu’à 05h j’étais abandonnée à mon triste sort, l’enfant ne sortait pas. Les infirmières et autres agents du corps médical m’ont demandé de fournir un effort mais c’était difficile, j’avais mal. C’est une autre infirmière qui est intervenue et les a rappelés à l’ordre. J’ai finalement accouché bien plus tard. Puis j’ai connu un problème d’urine il fallait mettre des pampers. J’avais des douleurs atroces aux quelles à s’ajoutait l’odeur d’urine qui persistait.
Un jour, lors d’une messe à l’église catholique, j’ai appris par un communiqué qu’on traitait la fistule obstéticale à l’hôpital Saint Joseph à Limete/Kinshasa. Je m’y suis rendue pour me faire soigner.
Au début c’était très difficile puis l’espoir commençait à renaître en moi. J’ai bénéficié d’un bon traitement et un suivi de la part de la docteur Dolorès Nebunzu et son équipe. Cette dame est dévouée, aime son boulot, elle était régulièrement à mon chevet. La situation s’est nettement améliorée. L’odeur d’urine a disparu, et il y a plusieurs changements. Merci à elle, à Dieu également.
Auparavant, mes proches me fuyaient et la communauté me repugnait à cause de l’odeur nauséabonde que je dégageais», a-t-elle témoigné.
Avant de clore son témoignage adressé aux autres malades de cette pathologie un message d’encouragement : «La fistule obstétricale est curable. N’hésitez pas un seul instant. Venez vous faire soigner, ne rejetez pas vos proches à cause de cette pathologie. On ne naît pas avec mais cette maladie survient lors de l’accouchement« .
Mathy MUSAU