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« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
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« Ecole des maris » : une expérience de transformation des communautés au Maniema
Le projet pilote baptisé « Ecole des maris » initié par Médecins Sans Frontières (MSF) depuis 2021 à Salamabila, dans la province du Maniema a transformé la manière de vivre dans les communautés. Ce modèle pilote a été présenté dernièrement aux médias à Bukavu dans le cadre du mois des droits des femmes.
Partant du fait que les hommes sont souvent des principaux décideurs au sein des foyers et dans la communauté, MSF a voulu exploiter leur influence de manière positive dans cette partie du pays. A travers ce projet, souligne une dépêche publiée dans le bulletin du mois de mars 2023 de cette association médicale internationale, les hommes (maris, pères, frères) se réunissent. Ils abordent des questions relatives à la santé, à l’accès aux soins et aux normes sociales, ainsi que la manière dont elles affectent le bien-être des femmes et de la communauté. Ces écoles s’intéressent principalement à la manière de réagir face à des actes de violences sexuelles. Actuellement, deux « Ecoles des maris » sont solidement implantées à Salamabila. MSF assure que l’évolution dans les conversations est nettement visible. La communication entre époux s’est installée et les conditions de vie des femmes se sont améliorées en matière de santé.
Le coordinateur du projet de MSF à Salamabila, Yao Loukou, affirme que les communautés commencent à penser différemment. « Nous voyons de plus en plus de maris qui sont capables d’écouter, d’apporter leur soutien et d’accompagner leur femme lorsqu’elle en a besoin« , déclare Yao Loukou
Le projet « Ecole des maris » a été mis en œuvre dans le village de Salamabila suite à un constant de forte niveau de violences sexuelles dans la région. « A Salamabila, le niveau de violences sexuelles auquel les équipes de MSF sont confrontées reste alarmant. Environ une cinquantaine de cas sont pris en charge chaque semaine par les équipes de l’Organisation« , note la dépêche. Dina BUHAKE