Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
La polémique autour de la révision de la Constitution s'intensifie dans le pays. En réponse à la récente déclaration de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), opposée à toute…
DOSSIER DE 2500 NOUVEAUX MAGISTRATS : Le ministère de la Justice invité à fixer l'opinion sur leur sort
Les 2500 magistrats recrutés depuis plus de deux ans continuent à attendre leurs nominations et ensuite leurs affectations. Cette situation suscite plusieurs interrogations et même des folles rumeurs, les unes aussi invraisemblables que les autres. Pour mettre fin à cette confusion, il importe que le ministère de la Justice fixe les intéressés et l'opinion à ce propos.
Il sied de rappeler que parmi ces nouveaux magistrats, certains ont été contraints d'abandonner leurs emplois antérieurs pour cause d'incompatibilité avec la fonction de magistrat. Tel est le cas des avocats. Dès lors qu'ils ont réussi au concours, ils ne doivent plus prester en tant que tels dans un cabinet. Leur position actuelle leur porte un grand préjudice dans la mesure où ils n'ont plus aucune source de revenus sûre. S'il y a des locataires parmi eux, ils doivent être en mauvaise posture vis-à-vis de leurs bailleurs. S'ils ont des enfants aux études, leurs soucis doivent être encore plus grands.
La situation est encore plus préoccupante pour ceux qui proviennent de provinces. À plusieurs reprises, ils ont lancé un cri de SOS pour interpeller le gouvernement sur leur sort. N?'étant pas habitués aux acrobaties propres aux Kinois, ils sont sans aucun doute dans la galère et sont en train de tirer le diable par la queue. Nous nous trouvons là devant un cas des personnes en détresse que le gouvernement doit impérativement sauver au risque d'être accusé de non-assistance à personne en danger.
Mais que va faire l'Exécutif après sa décision controversée concernant la suspension durant douze mois de tout mouvement de mécanisation par le ministère du Budget ? Cette mesure concerne-t-elle aussi cette catégorie d'agents publics de l'Etat dont les dossiers se trouvaient déjà en voie de régularisation ?
Si tel est le cas, le gouvernement va se retrouver entre le marteau et l'enclume. C'est lui qui a initié et organisé le concours des magistrats pour combler les vides constatés dans les cours et tribunaux, qui empêchaient une bonne administration de la justice. Si les Congolais qui ont participé à cette épreuve et ont réussi, n'ont pas été nommés et affectés, ce n'est pas de leur faute. Il revient au gouvernement d'assumer ses responsabilités et de faire justice à ces citoyens qui risquent d'en pâtir pour rien.
Concernant les folles rumeurs diffusées dans les réseaux sociaux faisant état de détournement des frais alloués à ces magistrats, une structure citoyenne du nom de " Action citoyenne" les a balayées d'un revers de la main parce que non fondées.
Depuis quelque temps, la justice a pris une autre allure. Il ne faut pas que ce nouvel élan soit freiné par le déficit du nombre de magistrats dans certaines juridictions, surtout dans les provinces où cette situation est alarmante.
Il est plus que temps pour le gouvernement de réagir pour éviter libre cours aux diseurs des commérages de diverses natures et surtout aux cybercriminels de propager n'importe quel type d'informations.
Muke MUKE