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DIRECTEUR DES OPERATIONS DE LA BANQUE MONDIALE E EN RDC, Albert Zeufack : » La gratuite de l’enseignement est un succès «
» Ce projet de gratuité (de l’enseignement de base) est un succès sur le plan de l’accès « , s’est réjoui le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Albert Zeufack. Il a expliqué cette réussite est consécutive au fait que grâce à cette gratuité plus de 3 millions d’enfants sont rentrés à l’école, ceux qui auraient été dans la rue s’il y avait pas cette politique du gouvernement sur l’éducation.
Le représentant de la Banque mondiale en RDC a révélé que son institution considère le capital humain comme le deuxième axe prioritaire. Ainsi le soutien de l’institution de Bretton Woods au Gouvernement congolais dans sa politique de gratuité de l’enseignement primaire. Elle a déclaré collaborer avec le gouvernement de la RDC pour s’assurer que l’on puisse garder une qualité de l’éducation, malgré qu’il y a une accélération de l’accès à l’éducation. La gratuité de l’éducation a apporté de très bons fruits, a reconnu Albert Zeufack.
» Elle a amené plus de 3 millions d’enfants supplémentaires dans les écoles au Congo qui ne seraient pas à l’école. Le plus intéressant est que plus de la majorité de ces 3 millions d’enfants sont des jeunes filles. Cette politique que la Banque mondiale a soutenue et financée par le projet PERSE (Equité et le renforcement du système éducatif) est en train de porter des fruits « , a indiqué le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RDC.
3,7 MILLIONS D’ENFANTS INSCRITS
En septembre 2019, le Gouvernement a lancé la politique de gratuité de l’enseignement primaire (FPSP), qui a conduit à des gains significatifs dans l’accès à l’enseignement primaire. Entre 2019 et 2021, le nombre d’élèves inscrits dans les écoles publiques a augmenté de 12,3% par an, contre un taux annuel de 3,7 % entre 2015 et 2019. Cela se traduit par 3,7 millions d’enfants supplémentaires (dont 50,4% des filles) inscrits à l’école primaire publique en 2021, par rapport à 2019.
Un succès que plusieurs personnes ne sont pas près d’admettre, arguant que la gratuité a une répercussion négative sur la qualité de l’enseignement. Face à cette opinion bien répandue, Albert Zeufack a tenu à lui opposer ces arguments. Il a reconnu qu’il existe des défis à relever pour aboutir à cette qualité tant espérée. Pour lui, la gratuité de l’enseignement primaire est un processus avec plusieurs étapes, » L’étape suivante, a-t-il indiqué, sera de s’assurer qu’on travaille pour garder la qualité de l’éducation haute en construisant plus de salles de classe, en formant mieux les maîtres, en s’assurant qu’il y ait plus de maîtres dans les salles de classe, des maîtres bien formés pour dispenser l’éducation à ces enfants. C’est un domaine fondamental que nous supportons également dans les domaines de la santé et de la nutrition « , a-t-il assuré, combatif.
L’EDUCATION EST LA CLE DE LA PROMOTION SOCIALE
Et de renchérir : » Il faudra s’assurer que l’accès à l’éducation devienne un droit pour tout enfant congolais. C’est important car de toute histoire du développement, nous avons appris que c’est l’éducation qui est la clé de la promotion sociale. C’est l’éducation qui donne accès à un emploi de qualité, qui permette aux gens d’échapper à la pauvreté. C’est l’éducation qui permettra aux gens, à cette population congolaise de jouer son rôle dans le futur du pays. L’approche de la Banque mondiale est que la première chose est de régler cet accès et parallèlement, nous travaillons pour maintenir la qualité. Il faut continuer à travailler pour accroître le nombre de salles de classe. La qualité dépend aussi des inputs pour l’enseignement. Il faut plus de tables, plus de salles de classe, il faut plus de maîtres, de maîtres bien formés. C’est le projet que la Banque mondiale/RDC a discuté avec le gouvernement congolais « .
COMBIEN D’ENSEIGNANTS DE QUALITE ON FORME AU CONGO
Etant tout un processus, la gratuité de l’enseignement primaire doit se régler par étapes. » Il ne faudra pas résoudre tout le problème à la fois. On ne peut pas commencer par tous les bouts. Dans le développement, il y a ce qu’on appelle le séquencement des politiques. On ne peut pas condamner le gouvernement pour avoir commencé par un bout. Il faut commencer par le problème de l’accès : amener les enfants à l’école, ceux qui auraient été dans la rue s’il n’y avait pas gratuité. Le plus important est de savoir combien d’enseignants de qualité on forme au Congo, combien de femmes parmi ces enseignants. La Banque mondiale a constaté que dans certains pays la qualité de l’enseignement est liée au pourcentage de femmes qui enseignent. Il est vrai qu’en développement lorsqu’on résout un problème on en crée un nouveau « , a soutenu Albert Zeufack.
La Banque mondiale accompagne l’État congolais avec des projets dans divers secteurs, dont celui de l’enseignement avec le programme de la gratuite de l’enseignement de base financé en juin 2021 à hauteur de près de 100 millions de dollars américains. Kléber KUNGU