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Deux Sahraouis victimes de tirs des militaires algériens près des camps de Tindouf
Des gendarmes algériens qui étaient en patrouille dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 novembre 2021, à 5 km à l’ouest des camps de Tindouf, ont tiré par balles réelles sur deux Sahraouis issus de la tribu Sellam Rguibat.
Il s’agit des dénommés Lakbir Ould Mohamed Ould sid Ahmed Ould El Markhi tué sur le champ et Ould Mohamed Fadel Ould Laman Ould Chghibine grièvement blessé.
Ce n’est pas le premier crime que commettent les militaires algériens qui semblent avoir la gâchette facile dès lors qu’il s’agit d’habitants sans défense des camps de Tindouf. Il n’y a pas si longtemps, deux orpailleurs sahraouis avaient été brûlés vifs par des éléments de l’armée algérienne qui les ont aspergés d’essence et mis le feu dans le puits où ils s’étaient cachés par peur d’être arrêtés.
Les deux Sahraouis victimes des tirs des militaires algériens, circulaient à bord d’un véhicule tout-terrain lorsqu’ils ont essuyé une salve de coups de feu sans la moindre sommation. Certaines sources disent que les deux Sahraouis font de la contrebande de carburant et d’autres sources parlent plutôt d’orpailleurs.
Aux dernières nouvelles, les membres de la famille de Lakbir Ould Mohamed Ould sid Ahmed Ould El Markhi ont refusé de récupérer le cadavre de leur proche pour l’enterrer. Celui-ci a été déposé dans un dépôt qui sert de morgue dans un « hôpital » de la ville de Tindouf.
Le second grièvement blessé a été placé sous surveillance médicale dans le même hôpital et sous la garde d’éléments de la gendarmerie pour éviter de révéler les circonstances exactes de leur forfait.
Avec ce nouvel incident gravissime, les camps de Tindouf risquent fort de s’embraser à nouveau surtout que les Sahraouis séquestrés protestent déjà contre les conditions inhumaines de leur vie et leur privation des libertés les plus élémentaires, dont celle de pouvoir s’exprimer et circuler librement à l’intérieur et en dehors des camps de la honte. agenceafrique.com