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Des jeunes en atelier de consultation à Kinshasa
Le Secrétaire général à l’Environnement et développement durable Benjamin Toirande Bamaniga a lancé hier jeudi 3 juillet, l’atelier de consultation et de renforcement des capacités des jeunes sur la Contribution déterminée à l’échelle nationale (CDN) et le plan national d’adaptation. La clôture est prévue pour ce vendredi 4 juillet.
Dans son mot, Benjamin Toirande B. a reconnu que dans l’élaboration de la CDN, on n’avait pas tenu compte de la jeunesse. «Nous voulons nous rattraper aujourd’hui pour votre implication. Si vous ne vous impliquer pas aujourd’hui, demain vous allez regretter. Je vous encourage à vous impliquer aujourd’hui même», a-t-il exhorté.
Selon l'orateur, le changement climatique n’est pas une affaire des adultes seuls. Mais de tous. Y compris les enfants qui sont encore dans les ventres de leurs mères.
Aussi, a-t-il reconnu que la RDC n’est pas le responsable de ce changement climatique. Toutefois, il est un impératif pour nous de le combattre tous pour réduire tant soit peu, les conséquences de gaz à effets de serre.
Au nom des jeunes, Ketsia Pasou Onema, ambassadrice Climat-Unicef en RDC a souligné l’importance d’inclure les jeunes dans ce processus qui va pouvoir définir la contribution du pays quand on parle de changement climatique et les actions à mener dans la création d’un avenir durable pour les jeunes.
A l'en croire, l’atelier a pour but de promouvoir la CDN avec les jeunes pour leur permettre de donner leurs avis de manière concrète et leurs apports dans la contribution au niveau national. «Les jeunes ont aussi un mot à dire. C’est important que ce qu’ils pensent soient pris en compte», a lancé Ketsia Pasou.
Elle a souligné que la RDC est un pays qui pollue peu mais qui, malheureusement, est victime et est injustement frappée par les effets du changement climatique. A l’entendre, «64% de la population est composée des enfants. Si la crise climatique les frappe, le pays sera frappé durement». «C’est pourquoi, a-t-elle justifié: il faut les impliquer dans la crise climatique qui est une crise de droit de l’enfant».
Ketsia Pasou est convaincue qu’il est temps de changer les stéréotypes autour de l’engagement climatique. «Nous avons l’impression que cette crise ne concerne que les experts ou les organisations alors que c’est une question qui touche toutes les couches de la population. Il est temps de démystifier la question des climats et la rendre plus inclusive en incluant toutes les couches sociales dans ce processus pour un monde beaucoup plus durable», a mentionné cette ambassadrice climat/Unicef.
Dans son exposé sur les «Enjeux climatiques et impacts sur les enfants et les jeunes», Mme Fabienne Bertand du service Wash à l’Unicef a relevé que la participation des enfants et des jeunes est importante. Car, ils sont les moteurs du changement et porteurs de solutions. «Ils peuvent sensibiliser, mobiliser et proposer des innovations locales», a-t-elle poursuivi, avant d'expliquer les concepts clés tels que le changement climatique, la biodiversité, le lien entre les deux, l’économie verte et autres.
«Ensemble, bâtissons une RDC plus verte, plus juste et plus forte», a conclu Fabienne. On rappelle que cet atelier est organisé par l’UNICEF et le PNUD en collaboration avec le ministère de l’EDD.
Mathy MUSAU