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Des hommes armés violent une adolescente à Tshikapa
Un acte d'une brutalité inimaginable a brisé la quiétude du quartier Matempu, dans la commune de Kanzala à Tshikapa. Dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 septembre, une adolescente d'environ 13 ans a été sauvagement violée par un groupe d'hommes armés en uniforme. L'attaque, qui a également visé le domicile d'un opérateur économique, soulève de graves questions sur la sécurité des habitants et l'impunité des agresseurs.
Selon les informations recueillies auprès de sources familiales et officielles, le drame s'est déroulé en plusieurs étapes. Vers 1 heure du matin, un groupe d'hommes lourdement armés, vêtus de tenues militaires non identifiées, a fait irruption par la force dans la résidence de l'opérateur économique.
Dans un premier temps, les agresseurs ont intimidé les occupants avec leurs armes. Puis, dans une violence insoutenable, l'un d'eux a violé la jeune fille de 13 ans, profitant de sa vulnérabilité sous les yeux impuissants de sa famille.
La troisième étape de cette attaque a été un pillage en règle de la maison. Les agresseurs ont emporté des biens de valeur, une somme de 3 625 000 francs congolais et 310 dollars américains, laissant une famille traumatisée et une communauté sous le choc.
INDIGNATION ET PROMESSE DE JUSTICE
L'information, initialement diffusée par le père de la victime, a été confirmée par les autorités provinciales. Madame Alphonsine Bundu, ministre Provinciale du Genre, Famille et Enfant du Kasaï, s'est rendue sur place avec son collègue de l'Intérieur pour s'enquérir de la situation.
" Les faits sont avérés : la jeune fille a été victime d'un viol par un homme en uniforme non autrement identifié à ce stade ", a-t-elle déclaré, condamnant cet "acte odieux et lâche ". La ministre a également assuré que la victime bénéficiait d'une prise en charge médicale d'urgence dans une structure sanitaire spécialisée. Un soutien psychosocial et juridique sera également mis en place.
Le gouvernement provincial a lancé un appel pressant aux services de sécurité, notamment la Police Nationale Congolaise (PNC), pour intensifier les enquêtes, identifier et arrêter les auteurs de ce crime afin que la justice soit rendue.
Félix Mulumba Kalemba