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Des Congolais saluent la décision de maintenir les filles enceintes dans les écoles
Les Congolais et les Kinois en particulier, ont accueilli avec satisfaction la décision du ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté. Celle d'interdire l'exclusion des filles enceintes des établissements scolaires. Cette mesure, considérée comme une avancée majeure pour le droit à l'éducation, a suscité des réactions positives dans plusieurs quartiers de la capitale.
De nombreux habitants ont exprimé leur joie lors d'une ronde dans les communes de Bandalungwa, Limete, Matete, Kasa-Vubu et Masina.
" C'est une décision qui redonne de l'espoir. Trop de jeunes filles ont été rejetées des écoles à cause d'une grossesse. Maintenant, elles pourront poursuivre leurs études et préparer leur avenir", s'est réjouie Marie-Louise, rencontrée dans la commune de Kasa-Vubu.
Clémentine, vendeuse de denrées alimentaires à Matete, a estimé que cette mesure est une délivrance.
" Une grossesse ne doit pas être la fin de tout. Si une fille est prête à reprendre le chemin de l'école, il faut lui donner cette chance ", a-t-elle confié.
De son côté Serge Muhigirwa, étudiant à Limete, trouve que cette initiative vient réparer des injustices.
" Ma cousine a été renvoyée de l'école en 2022 parce qu'elle était enceinte. Si une telle mesure existait, elle serait peut-être infirmière aujourd'hui".
Cette décision du gouvernement a été officialisée dans une note circulaire N°MINEDU-NC/SG/80/DEV/C/90/2025, signée le 14 juillet 2025 par le secrétaire général a.i., Alexis Yoka La Fulinjangu. Ce document instruit tous les établissements scolaires publics et privés à garantir l'accès et le maintien des filles enceintes dans le système éducatif, afin d'offrir à chacune une chance de terminer son parcours scolaire. Tricya MUSANSI