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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
De quoi souffre la RDC ?
Une nouvelle constitution dans le pipeline? Une retouche de la Loi fondamentale actuellement en vigueur ? Ça se chuchote. Ça finit par s’ébruiter. La société zaïro-congolaise étant d’une telle fluidité que tout se sait ou finit par se savoir, disait déjà -bien avant l’ère du net – Léon Kengo du haut de ses mille et une prestigieuses fonctions dans l’appareil d’Etat.
Sans se cacher derrière son…grand doigt, un professeur -encore un – exprime sa volonté de voir la Constitution être troquée contre une autre. Devrions-nous crier haro sur le baudet pour cela ? Bien sûr que non. La sacro-sainte liberté d’expression ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas.
Chaque Congolais -a fortiori un érudit- est libre de ses opinions sur la marche du pays. Y compris sur la manière de réglementer la gestion de la res publica. D’autant qu’en l’occurrence, le pays- c’est un secret de Polichinelle – est malade. Très malade même. Quant à la cause de la maladie, moult diagnostics révèlent invariablement le même résultat. Avant-hier, hier comme aujourd’hui. A savoir que le pays est une mine d’or en termes d’arsenal législatif avec en prime la Constitution.
Que de lois aussi généreuses que révolutionnaires dans tous les domaines ! Aucun secteur n’est orphelin de texte à même d’améliorer la gouvernance du pays et par ricochet, le quotidien du Congolais lambda !
Hier comme aujourd’hui, la maladie de la RDC n’a pas pour nom » Constitution « , mais l’incapacité -atavique ?- à appliquer les textes existants en commençant par la Loi fondamentale.
Un coup d’œil dans le projecteur suffit pour renseigner que les crises politiques à répétition, le coulage des recettes, l’enrichissement ultrarapide et sans cause rationnelle de différentes écuries qui se succèdent au pouvoir s’expliquent en très grande partie par le non-respect des textes. En tête desquels …la Constitution.
Ce n’est donc pas parce qu’on aurait changé de Loi fondamentale que tous ces vices disparaitraient ! C’est archi-connu, on ne fait pas tomber la fièvre en cassant le thermomètre.
Moralité, si l’homme congolais – le politique en particulier- ne change pas, on pourra changer de constitution autant de fois qu’on voudra, on ne sortira pas de l’auberge. « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous « , conseillait déjà Gandhi.
Sinon, on continuera à tourner en rond – ko rond-point en parler kinois- sur fond d’une riche progéniture de slogans dont le cadet est » Le peuple d’abord « . José NAWEJ