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Danser la rumba et se moquer des Congolais…
Enfin, la rumba très congolaise en passe d’être inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ! Un motif de fierté pour les Congolais de deux rives du fleuve Congo. Une reconnaissance quoi que tardive du génie culturel congolais. Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Même si en la matière, les autorités congolaises ont longtemps traîné les pieds avant de plaider la cause de la rumba dans les cénacles de la culture à l’international.
Annoncer ce big event avec force médiatisation procède, certes, du « nouveau narratif décliné régulièrement par le porte-parole du Gouvernement. Applaudir de deux mains et se déhancher comme seuls les congolais savent le faire pour cette heureuse nouvelle est, assurément, légitime.
Reste que le vrai challenge réside non dans les effets d’annonce ou la simple communication, mais dans la capacité à faire de la culture la pierre angulaire de la politique gouvernementale. Car, le « conditionnement minier » a aveuglé les congolais au point qu’ils ne retiennent que la formule « scandale géologique » chère au géologue belge Jules Cornet. Ce, alors que ce pays-continent a aussi tout d’un scandale culturel. Et la musique est l’un des fleurons de cette culture.
Une mine d’or sur laquelle les Congolais s’assoient regardant leurs artistes musiciens danser et chanter juste comme des amuseurs publics. Une musique qui conquiert l’Afrique et le monde sans que le pays n’en tire aucun dividende en terme de soft power. Qui n’a connu Kallé Jeef, Nico Kassanda, Rochereau Tabu Ley ou Luambo Makiadi , Papa Wemba … ? Qui ne connait Koffi, Zaïko ou encore Fally ? Des artistes qui font danser jusqu’à nos voisins rwandais et ougandais.
Comble de paradoxe, c’est en dansant « notre ndombolo » qu’ils envahissent l’Est du pays ! Sous couvert d’une invitation à combattre les terroristes ADF, l’UPDF est officiellement rentrée dans la capitale africaine de la musique. L’un de nos valeureux artistes musiciens a été vu plusieurs fois dans cet Est tant convoité …
Au fond, envoûtés par la « malédiction des minerais« , les Gouvernements – tous régimes confondus – qui se succèdent à la tête du pays n’ont jamais pris la culture, en l’occurrence la musique, pour ce qu’elle devrait vraiment être. A savoir non seulement un vecteur de géopolitique, mais aussi une source de richesse matérielle pour le pays. Il n’y a qu’à considérer la part somme toute confidentielle de la culture dans le budget de l’Etat. Historiquement, le ministère de la Culture et des Arts a toujours été le parent pauvre des gouvernements zaïro-congolais. Le titulaire de ce portefeuille fait invariablement partie des ministres de fond de table. C’est dire.
Alors à quand la revanche de l’art d’Orphée sur le minerais ? Ca sent un slogan de trop. Déjà, la fameuse revanche du sol sur le sous-sol n’existe que dans le discours. José NAWEJ