Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
Confirmation des cas Mpox: le CDC Afrique conseille une approche holistique
Pour diagnostiquer des cas Mpox, il n’est pas conseillé de se fier uniquement aux résultats des tests de laboratoire. D’après le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), il faut une approche holistique qui intègre les tests de laboratoire à l’évaluation clinique et aux données épidémiologiques essentielles pour diagnostiquer et gérer avec précision la Mpox.
Dans une correspondance adressée aux ministres de la Santé de tous les Etats membres de l’Union africaine, Dr Jean Kaseya, Directeur général du CDC Afrique arrête certaines mesures nécessaires et donne des voies à suivre en rapport avec la situation actuelle de Mpox. En ce qui concerne, par exemple, la confirmation des cas de Mpox, le CDC Afrique conseille une approche holistique. Selon cette agence spécialisée de l’Union africaine, le diagnostic et la prise en charge de Mpox doivent impliquer une approche globale qui prend en compte plusieurs facteurs. Dr Jean Kaseya dit avoir consulté des meilleurs épidémiologistes et experts en laboratoire africains mais également des experts internationaux et des organismes appropriés comme le CDC américain, le CDC chinois, le CDC européen et l’OMS.
Concernant la présentation clinique, le CDC Afrique fait savoir que les signes et symptômes de la Mpox, tels que la fièvre, les éruptions cutanées, l’enflure des ganglions lymphatiques et les lésions, sont essentiels au diagnostic de la maladie. En plus de cela, il faut un examen clinique approfondi, surtout lorsque les résultats de laboratoire sont peu concluants ou négatifs.
Pour le CDC Afrique, dans le contexte épidémiologique, il est crucial de voir les antécédents d’exposition du patient. Il faut remonter sur ses contacts, voir s’ila effectué un voyage dans des zones où des épidémies de Mpox sont en cours. «Ce contexte peut fournir des preuves solides d’un cas probable, même en l’absence de résultats de laboratoire positifs», souligne la correspondance.
Antécédents et facteurs de risque
A ce sujet, l’on doit remonter et faire un examen des antécédents médicaux du patient. Le patient était-il recemment en contact avec des animaux avec des matériaux contaminés ? C’est autant des questions qui peuvent offrir des indices supplémentaires pour le diagnostic.
Dépistage du VIH et des IST
Le Directeur de CDC Afrique indique que «pour tous les cas de Mpox, les pays doivent effectuer des tests de dépistage du VIH et des IST». Le CDC Afrique insiste sur le fait que bien qu’ils soient importants, les tests de laboratoire doivent être interprétés en conjonction avec les données cliniques et épidémiologiques. Il est vrai que des texts peuvent s’averer «faux négatifs», mais «un test négatif n’exclut pas entièrement la Mpox, surtout s’il existe une forte suspicion clinique». Le CDC Afrique estime qu’une surveillance continue des symptômes du patient et éventuellement des tests répétés peuvent aider à établir un diagnostic définitif. A ce sujet, conclut le CDC Afrique «si la Mpox est suspectée mais que les tests initiaux sont négatifs, les cliniciens peuvent décider de répéter les tests ou d’utiliser différents types d’échantillons».
6. Diagnostic différentiel : D’autres affections présentant des symptômes similaires (comme la varicelle, la rougeole ou les infections cutanées bactériennes) doivent être envisagées et exclues.
Concernant le test Mpox, révèle la correspondance, il peut parfois donner un résultat négatif en laboratoire même lorsque la maladie est présente. Parmi les facteurs qui entrent en compte figurent notamment le moment du prélèvement des échantillons, du type d’échantillon prélevé et de la qualité de l’échantillon, de la variabilité virale et de la réponse immunitaire de l’hôte.
Mpox signalé dans13 Etats africains
Selon le CDC Afrique, du 1er janvier 2024 au 23 août 2024, un total de 21 466 cas, dont 3 350 confirmés, 18 116 suspects et 591 décès ont été signalés dans 13 Etats membres de l’Union africaine. Il s’agit du Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Côte d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Gabon, Libéria, Kenya, Nigeria, Rwanda, Afrique du Sud et Ouganda.
Le CDC Afrique affirme que «seuls 3 pays africains ont déjà approuvé l’utilisation des vaccins Mpox (Nigeria, Afrique du Sud et RDC)».
Dina BUHAKE Tshionza