Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Ceni : le dépôt du fichier électoral augure le déclic du recensement de la population
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a remis dernièrement à l'Office national d'identification de la population (Onip) le fichier électoral contenant les données de l'enrôlement de 2022-2023. Cet exercice a pour objectif de permettre à l'Onip de constituer le fichier général de la population afin de délivrer la carte d'identité nationale à tous les citoyens congolais.
Cette cérémonie qui s'est déroulée au ministère de l'Intérieur a concrétisé tout simplement le protocole d'accord de mutualisation des ressources signé dès 2023 entre la Ceni, l'Onip et l'Institut national de la statistique (INS) pour optimiser le recensement de la population.
Au regard des réalités sur le terrain, ce fichier nécessite une mise à jour régulière et rigoureuse et l'opération doit couvrir tous les citoyens y compris les Congolais de la diaspora.
En effet, ce fichier électoral constitué en 2022, appelle à une actualisation, car depuis son établissement, des évolutions significatives sont intervenues au sein de la population. Il est indispensable d'en retirer les décédés, de prendre en compte les mouvements migratoires connus par certaines personnes et d'y intégrer les citoyens devenus majeurs après l'opération d'enrôlement de 2022.
Il est donc clair que ce fichier doit être mis à jour régulièrement de manière rigoureuse. Comme on le voit, le fichier électoral n'est donc pas une fin en soi. Il constitue une base, un socle précieux, mais perfectible, appelé à être enrichi, corrigé et complété.
Pour le patron de l'Onip, l'accès aux données fournies par la Centrale électorale va faciliter la mise en place d'un registre national d'identification de la population.
Il importe d'indiquer que les citoyens déjà enrôlés par la Ceni lors du dernier cycle électoral seront les premiers concernés par cette opération d'identification et de la délivrance des cartes.
Par ailleurs, le grand retard pris par l'Onip dans l'opération d'identification doit être stigmatisé. Car, ce retard a préjudicié bon nombre de personnes qui se retrouvent actuellement sans aucune pièce d'identité.
Elles ne disposent pas de cartes d'électeurs étant donné que plusieurs enrôlés ont vu leurs cartes se falsifier et devenues inutiles. Celles de ces personnes qui n'ont pas de passeport sont sans pièce. Ce qui est un grave préjudice pour elles, surtout pour celles qui doivent effectuer des opérations bancaires.
Cette situation d'absence de carte d'identité nationale et d'obtention très compliquée des passeports ternit l'image du pays. Par conséquent, le gouvernement est invité à prendre des décisions qui s'imposent pour faire revenir à la normale le fonctionnement de l'État.
Concernant l'Onip, d'aucuns se demandent ce que fait cet établissement depuis sa création il y a quelques années. À présent que la Centrale électorale vient de lui offrir une belle opportunité de se mettre à l'œuvre, il revient à ses dirigeants de montrer de quoi ils sont capables.
Muke MUKE