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Campagne agricole 2024-2025: décor planté pour un échec prévisible!
Nous sommes au-delà d’un mois depuis que le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a lancé solennellement la campagne agricole 2024-2025. À ce jour, dans les milieux ruraux où cette activité doit se faire sentir, les paysans et la population dans son ensemble ne voient encore rien venir. La crainte est que l’actuelle campagne agricole soit un fiasco comme les précédentes.
À examiner de près le début de cette grande opération, on est tenté de conclure que le décor est planté pour son échec. Il y a eu d’abord cette exclusion d’autres ministères et structures qui jouent un rôle essentiel dans les activités agricoles en République démocratique du Congo. Le ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire ne peut pas, à lui seul, réussir une si vaste activité sans s’associer d’autres partenaires étatiques.
Tel est le cas du ministère du Développement rural dont les experts, bien qu’ayant participé activement aux travaux préparatoires, n’ont pas été invités à la cérémonie de lancement de la campagne agricole.
Pourtant, nul n’ignore que le ministère du Développement rural a pour mission essentielle l’encadrement des paysans en vue de les placer dans les conditions optimales de maximiser leurs activités génératrices des revenus. C’est pourquoi, ce ministère dispose de structures chargées notamment de voies de desserte agricole, de forages d’eau, d’habitat rural, d’énergie renouvelable en milieu rural, d’informations rurales, et d’autres encore. Après avoir produit, les paysans doivent vivre dans un cadre décent. Mais, force est de constater que le ministre d’Etat, ministre du Développement rural et les différents responsables des structures susmentionnées ne sont pas impliqués dans cette campagne.
Prenons le seul cas des voies par lesquelles les produits agricoles doivent être évacués vers les centres de consommation. Si l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) n’intervient pas, soit pour entretenir soit pour réhabiliter les tronçons routiers délabrés, quel résultat va-t-on atteindre si les paysans n’arrivent pas à évacuer leurs produits agricoles et récolter les dividendes et intérêts financiers, pouvant leur permettre de se procurer les biens manufacturés ? Si les radios communautaires qui émettent dans ces milieux ne sensibilisent pas suffisamment les populations pour les amener à s’approprier cette campagne, à quoi peut-on s’attendre ?
Ces deux exemples prouvent à suffisance que dans le cas d’espèce, la synergie entre le ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, et les autres services du même domaine doit s’établir pour le succès de la campagne.
Malheureusement, pour des raisons inconnues, les responsables du ministère de l’Agriculture et sécurité alimentaire tiennent à écarter les autres intervenants.
Pour déjouer toute tentative de détournement des millions de dollars américains décaissés par le Trésor public, il est de bon aloi que l’Inspection générale des finances (IGF) fasse une descente de ce côté-là pour assurer la transparence de la gestion.
De tous les temps, l’agriculture a toujours été déclarée priorité des priorités par nos gouvernants, mais lorsqu’il s’agit de passer aux actes concrets, rien de palpable n’a été réalisé. Pour preuve, les campagnes agricoles antérieures n’ont jamais produit des résultats escomptés. Comme conséquence, la population d’une partie du pays vit dans une situation d’insécurité alimentaire alors que la RDC regorge de fabuleuses richesses halieutiques et agricoles suffisantes pour s’auto suffire et exporter vers d’autres pays du continent. Fini l’heure des slogans, place aux actions !
Muke MUKE