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Budget 2024 : Vivement le paiement de la dette publique et la relance de la MIBA et de la Gecamines
Lors de sa dernière réunion hebdomadaire, le gouvernement a adopté le projet de loi des finances ou budget pour l’année 2024, fixé à la hauteur de 40.464 milliards de CDF. C’est un budget en équilibre en recettes et en dépenses où il est noté un accroissement de 24,7%. Quant au taux de change, il est projeté à 2.518,33 CDF.
Les faits saillants retenus par le gouvernement concernent notamment la construction du pont en eau profonde de Banana, l’extension du réseau routier,…
Concernant le taux de change, une analyse rapide laisse voir que l’hypothèse de 2.518,33 de CDF pour un dollar américain n’est que pure illusion dans un pays où la production est au bas niveau et où la devise américaine ne fait que grimper. À la veille des élections, le taux avoisine déjà les 2.600 CDF. Qu’en sera-t-il avec la pression que subira le marché suite aux dépenses de la campagne électorale de nombreux candidats ?
À propos du montant proprement dit des recettes, d’aucuns se posent la question de savoir si cette fois-ci le gouvernement a incorporé certaines sources inexploitées des ressources financières. Il s’agit par exemple des taxes de parking des véhicules qui stationnent sur les servitudes et celles perçues dans les terminus des taxis et taxis bus par des jeunes gens appelés communément « chargeurs« . Ce sont des sommes très importantes qui échappent au trésor public alors que ce sont des recettes sûres sur lesquelles le pays doit compter.
S’agissant de faits saillants, il est à noter que certaines rubriques qui s’avèrent comme priorités des priorités, parce qu’ayant un impact direct sur l’économie du pays, ne sont pas ciblées. Il s’agit notamment de la MIBA et de la GECAMINES. La MIBA, par exemple, n’a besoin que de 30 millions de dollars américains pour relancer sa production. Point n’est besoin ici de revenir sur les effets d’entraînement de la résurrection de cette société minière sur le quotidien des habitants de l’espace grand Kasaï. L’impact de sa faillite se fait ressentir terriblement sur la ville de Kinshasa. Notamment avec le déplacement massif des compatriotes du Kasaï vers la capitale.
Quant à la GECAMINES, autrefois mère nourricière de l’économie congolaise, sa descente aux enfers est l’une des principales causes de la « mort » de l’Etat. Au lieu de sa balkanisation, le gouvernement doit lui redonner la vie. La formule des joint ventures n’a pas apporté les résultats auxquels le pays s’attendait. Il lui faut une cure de jouvence avec des moyens conséquents.
En outre, il appert de l’analyse des priorités du gouvernement que celui-ci va continuer avec sa politique d’accumulation de la dette publique parce qu’il n’est pas fait état de remboursement des créances dues à la SNEL, à la REGIDESO et à certains opérateurs économiques. Les deux sociétés étatiques et les hommes d’affaires se plaignent toujours de la non-liquidation de leurs créances par l’Etat. Muke MUKE