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À Beni et Butembo, les élèves finalistes plaident pour la sécurité lors de l'Examen d'État 2025
Les élèves finalistes de Beni et de Butembo, deux villes du Nord-Kivu durement touchées par l'insécurité, montent au créneau pour appeler les autorités à garantir leur sécurité durant la session d'Examen d'Etat qui démarre ce matin.
À Beni, Jeannot Kangwana, coordonnateur du comité des élèves, a lancé un appel en faveur de la protection des candidats. Il a dénoncé la fragilité du climat sécuritaire, les déplacements forcés de familles, ainsi que l'impact psychologique sur les jeunes.
Dans sa déclaration, il a demandé des mesures concrètes : sécurisation renforcée des centres d'examen, accompagnement des élèves des zones à risque, soutien moral des enseignants, et lutte contre la tricherie et la corruption pour un examen juste et crédible.
"J'encourage mes camarades à garder la tête haute et à croire en leur avenir" dit-il.
À Butembo, la Coordination des comités des élèves du Congo Grand-Nord, en collaboration avec le Parlement d'enfant Butembo-Lubero, a déposé un plaidoyer officiel auprès de l'Hôtel de ville, avec copie à l'autorité urbaine avec comme objectif d'alerter sur les risques sécuritaires persistants et demander des dispositions urgentes pour assurer un climat d'examen serein.
Crispin Kulimushi, représentant des élèves, a insisté sur l'importance d'un environnement paisible pour favoriser la concentration et la réussite des finalistes.
Cette mobilisation des élèves des deux villes démontre une prise de conscience collective et un sens de responsabilité face aux enjeux éducatifs dans un contexte de crise.
Les jeunes élèves appellent à l'action immédiate des autorités pour leur permettre de franchir cette étape essentielle vers leur avenir.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu