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A Beni comme ailleurs en RDC, l’assistance nutritionnelle du PAM fait naître une lueur d’espoir pour la santé des bénéficiaires
« Depuis que nous fréquentons le centre de santé de Boikene, ma santé et celle de mes enfants s’est nettement améliorée grâce aux conseils que nous y recevons pour être en bonne santé », confie Kavugho Kalindera.
Le centre de santé de Boikene, situé à Beni, fait partie des structures sanitaires appuyées par le Programme alimentaire Mondial (PAM), avec des intrants nutritionnels, pour le traitement et la prévention de la malnutrition.
Comme beaucoup d’autres mères allaitantes ou enceintes, Kavugho, 39 ans et mère de 5 enfants, bénéficie de ces intrants, composés notamment de Super Cereal™, un supplément nutritionnel enrichi à base de céréales pour prévenir la malnutrition.
«Pour mon bébé de 10 mois qui souffre de la malnutrition, nous recevons une pâte pour traiter la malnutrition», témoigne Kavugho.
Fuyant l’insécurité dans leur localité d’origine dans la province de l’Ituri en raison du conflit armé, Kavugho et sa famille ont trouvé refuge dans la région urbaine du territoire de Beni. L’une des raisons pour lesquelles ils ont décidé de venir ici, il y a plusieurs mois, c’est qu’ils ont entendu dire qu’en plus d’une sécurité relative, ils pouvaient bénéficier de l’assistance des agences humanitaires, notamment de l’assistance alimentaire du PAM.
Le PAM appuie six zones de santé dans le territoire de Beni avec des intrants nutritionnels pour prévenir et traiter la malnutrition aiguë modérée. Les bénéficiaires incluent non seulement les enfants de 6 à 59 mois, les femmes enceintes et celles qui allaitent, les personnes vivant avec le VIH soumises aux antirétroviraux avec un indice de masse corporelle inférieur à 18,5, mais également des patients atteints de la tuberculose, sous traitement.
«Nous avons déménagé à Beni, mon mari, nos cinq enfants et moi, pour échapper aux conflits armés répétés entre les groupes armés non étatiques et les forces armées de la RDC. Nous vivons dans une maison offerte par un membre de notre famille élargie, mais nous ne disposons pas encore de champ pour cultiver. Je vends des légumes au petit marché local pour subvenir aux besoins élémentaires de la famille ; cependant, l’activité reste rudimentaire pour satisfaire même aux besoins alimentaires et rester en bonne santé», explique Kavugho, l’air peu rassurante.
Inquiète pour la santé de son enfant de 10 mois et désirant continuer ses consultations postnatales, Kavugho s’est rendue au centre de santé de Boikene, où elle et son enfant ont été diagnostiqués malnutris et nécessitaient une prise en charge.
«Nous avons été pris en charge et j’ai suivi tous les conseils de l’infirmier concernant la préparation de la bouillie nutritive et l’utilisation du Plumpy Doz™ pour mon enfant. Lors de notre second rendez-vous, notre état nutritionnel s’était nettement amélioré. Nous retrouvons progressivement la santé grâce aux intrants nutritionnels que nous recevons tous les quinze jours», se réjouit Kavugho, tout en remerciant le PAM pour son assistance.
«Nous sommes très reconnaissants envers le PAM pour l’assistance reçue. En tant que déplacés, sans emploi viable, où pourrions-nous trouver les moyens pour nous soigner et soigner nos enfants ? Que Dieu bénisse le PAM et tous ceux qui leur permettent de nous venir en aide».
Mamous