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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, totalise désormais 304 cas de maladie à virus Ebola, dont 159 décès, selon le bulletin épidémiologique couvrant la période du 20 au 22 octobre 2026.
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« Babetaka lisolo ya sapato te esika mutu akatana lokolo azali »
« On ne parle pas de chaussures là où se trouve un estropié« , c’est en ces termes que s’exprimerait un francophone à qui on demanderait de traduire ce message en langue des Kinois » Babetaka lisolo ya sapato te esika mutu akatana lokolo azali « .
Comme qui dirait qu’on devrait éviter de parler de la nourriture devant une personne affamée. Ainsi qu’on ne peut pas, non plus, raconter l’histoire d’une montre-bracelet en face d’un manchot ou d’une manchote. On s’épargnerait également de parler d’arachides, de noix de coco ou d’autres mets du genre viande alors qu’on a à ses côtés une personne édentée…
Nous pouvons multiplier à l’infini des exemples similaires au message d’aujourd’hui et nous aboutirons à la même conclusion selon laquelle en le faisant nous craignons que nous blessions les susceptibilités de la personne visée involontairement par l’histoire ou l’objet au cœur de notre entretien. En effet, cette personne peut arriver à croire que le sujet de notre entretien est servi pour nous moquer de son infirmité. Pas que. Même si elle ne pense pas ainsi, l’estropiée peut être blessée dans son for intérieur, estimant qu’on se moque de son handicap, puisque ne pouvant plus porter de chaussures !
Questions : ne faudrait-il pas évoquer l’histoire ou le récit concernant des chaussures lorsque les interlocuteurs ont en face d’eux un (e) estropié (e). ? Quelle attitude adopter lorsque, par exemple, un vendeur ambulant de chaussures – comme nous en rencontrons presque quotidiennement à tout bout de champ dans nos villes, cités ou centres – nous propose des chausseurs alors qu’un (e) estropié (e) se trouve à nos côtés ou à proximité ? A ces questions, je suis tenté de répondre NON.
Quel mal commettrions-nous si nous nous mettions à deviser des chaussures sans arrière-pensée en face de celui ou de celle qui manque une jambe ? Aucun, à mon avis !
Kléber KUNGU