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Au terme de la soutenance publique d’une thèse : Le chef de travaux Dilubenzi Bitolo-Mabiala désormais docteur en lettres et civilisation anglaises
M. Dilubenzi Bitolo-Mabiala, jusqu’alors chef de travaux au département de lettres et civilisation anglaises de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Kinshasa (Unikin), est dorénavant docteur en lettres et civilisation anglaises, après la soutenance publique, hier jeudi 14 septembre, d’une thèse avec la mention grande distinction.
Rédigée et défendue en anglais, cette dissertation intitulée « The language access theory for a better understanding of the English tense system discourse by kikongo speakers: A pragmatic study of specialized language discourse » (Ndlr. « La théorie de l’accès langagier (TAL) pour une meilleure compréhension du discours du système de temps anglais par les locuteurs du kikongo : une étude pragmatique du discours linguistique spécialisé ») est une étude sur le problème de la compréhension, en général, de la compréhension du discours de langue spécialisée, en particulier, illustrée par le problème de la compréhension du discours du système de temps (grammaticaux) Anglais.
« Dans ma thèse d’aujourd’hui, je viens d’étayer le problème de compréhension du discours. Et exclusivement le discours des langues spécialisées. Il y a un grand apport quand nous parlons de discours. Nous apprenons des langues étrangères, et nous laissons tomber nos langues premières, locales, nationales. Nous avons démontré à travers notre thèse que la langue première, notre langue locale africaine, contribue dans la compréhension des langues étrangères« , a déclaré en substance le récipiendaire.
Le TAL, outil par excellence attendu
Dans le résumé de sa thèse, l’impétrant explique que « le problème était attribué au manque d’un outil approprié de la linguistique cognitive. Ainsi, la théorie de l’accès langagier (TAL) était estimée d’être l’outil par excellence attendu. Parmi les questions de recherche l’on se demandait si les langues réceptives, cas du kikongo (langage bantu de la zone H10), pourrait contribuer d’une goutte dans la solution du problème de la meilleure compréhension du discours du système de temps (grammaticaux) Anglais ou de tout discours de langue spécialisée ».
« L’objectif était d’expérimenter l’approche de la théorie de l’accès langagier (TAL), une théorie de la linguistique cognitive qui facilite la compréhension du discours de langue, grâce à ses techniques et stratégies métacognitives« , a précisé le désormais docteur Dilubenzi.
Ne pas sous-estimer nos langues locales
Parmi les recommandations formulées dans ce travail de haute facture scientifique, le désormais docteur en lettres et civilisation anglaises suggère entre autres la collaboration entre les langues étrangères et locales dans la recherche en linguistique, ainsi que la valorisation de nos langues locales.
« Il faut désormais orienter la recherche en linguistique, la main dans la main, les langues étrangères et nos langues locales. Ne pas sous-estimer nos langues, parce qu’elles regorgent d’une grande richesse qui nous permettent d’étudier, de comprendre toutes les autres langues du monde« , a ajouté le docteur Dilubenzi. Aimé TUTI/CP