Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Au-delà de la brouille Gouvernement -FEC
Bientôt le » chinchard « , le poulet -pas seulement les cuisses, les ailes ou le cou- dans l’assiette du plus démuni ! Alléluia ! Pour réaliser cette vielle promesse faite par d’autres Gouvernements, les » Warriors » entendent casser les prix. A la mitraillette. A l’arme lourde, s’il le faut. Seule la fin de la faim justifierait les moyens. Tous les moyens.
Les réserves frappées du sceau du bon sens de la FEC ? Apparemment, les « guerriers » n’en ont cure. Pourtant, sans être spécialement des anges ni d’enfants de chœur en la matière, les opérateurs économiques rappellent l’abc classique de la structure des prix.
Au plaidoyer trivial du patronat s’ajoute l’immuable loi de l’offre et de la demande dont dépend principalement le prix de tout produit. A moins de rentrer dans le régime de subvention ou de l’économie dirigiste.
Vu du Congolais d’en bas, pour pertinentes qu’elles puissent paraître les observations de la FEC se heurtent au « ventre affamé n’a point d’oreilles « . Le principal, pour la majorité silencieuse soumise à un « régime minceur forcé » qui frôle l’ascèse, est de voir finalement ce surgelé » atterrir » dans l’assiette proverbialement dégarnie. Le reste ressemblerait au mieux à de la littérature ennuyeuse et, au pire, à des comptes d’apothicaire.
Pour une fois depuis des lustres qu’un gouvernement annonce une bonne nouvelle, trouver à y redire au » royaume de la bouffe d’abord » serait assimilé à de la sorcellerie. Les étudiants d’une certaine époque -pour ne pas dire de la bonne époque- se souviennent de la formule culte: » pour la bouffe, nous mourons « .
Reste qu’en mettant le turbo sur les produits surgelés, le Gouvernement fait passer -consciemment ou inconsciemment- un message des plus négatifs sur la nécessaire autosuffisance alimentaire. La démarche de l’Exécutif sonne comme une espèce d’hymne à l’importation.
Par où est passée l’emphase sur le « consommer congolais » pour justement réduire la trop grande et ruineuse dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur? Un pays qui ne produit pas ce qu’il mange est condamné à voir sa souveraineté demeurer sujette à caution. A la veille du 61ème anniversaire de l’indépendance, voilà le don béni de Dieu -où les poissons meurent de vieillesse – en être encore à signer des accords pour importer des chinchards et des poulets ! Un pays hyper gâté- faune, flore, hydrographie…- par la nature continuer à faire des importations l’alpha et l’oméga de sa politique alimentaire.
Au fond, comment s’assurer à long terme de la stabilité des prix des produits que l’on ne…produit pas soi-même ?
José NAWEJ