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Après sa réélection pour un second mandat : Félix Tshisekedi appelé à ressusciter la RDC
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo vient d’être reconduit à la tête de la RDC pour un second et dernier mandat. Pour avoir déclaré urbi et orbi qu’il a hérité d’un pays mort, il est apelé à ressusciter durant son actuel mandat.
Après la publication des résultats provisioire de la présidentielle du 20 décembre 2023 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les partisans de la mouvance tshisekediste ont envahi les artères de Kinshasa et celles des grandes villes du pays pour manifester leur joie. Malheureusement, particulièrement dans la capitale, cette joie a été altérée par les embouteillages fous dus, en plus grande partie, au très mauvais état de la voirie urbaine. Cette situation met en évidence la place que doit occuper la réhabilitation des routes dans les douze travaux d’Hercule du futur gouvernement de Félix Tshisekedi.
En priorité, il importe que la future équipe du président réélu restaure l’autorité de l’Etat pour mettre fin à la cacophonie qu’on observe depuis des années dans le pays. Ce vide fait qu’aujourd’hui n’importe qui se comporte comme il veut. Le désordre est quasi généralisé. C’est plus que dans la jungle. Le désordre est fort remarquable dans plusieurs secteurs : les transports en commun où les chauffeurs fixent les prix de transport selon leur bon vouloir sans être inquiétés; le commerce où chaque commerçant fixe également les prix selon ses humeurs …
Concernant les nombreuses attentes de la population, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) est sans ignorer que le bilan de son premier mandat a été mi-figue mi-raisin sur le plan social. La population dans sa large majorité, vit dans des conditions infra humaines. De l’insalubrité dans les grandes agglomérations au chômage élevé des jeunes actifs, en passant par le banditisme urbain notamment le phénomène kuluna, le manque criant des moyens de transport, et le déficit de desserte en eau potable et en énergie électrique, les défis sont nombreux à relever.
Pour prétendre résoudre tant soit peu ces problèmes, il importe que la future Assemblée nationale revoie à la hausse le budget national. À sa hauteur actuelle, le budget de la RDC ne peut nullement permettre au gouvernement de faire progresser le pays, encore faut-il que soit mis fin à l’indiscipline dans l’exécution du budget comme il en a été toujours le cas les années antérieures.
Les futurs budgets ne devraient pas être en dessous de l’équivalent de 20 milliards de dollars américains, quand bien même ce montant est loin de répondre aux besoins primordiaux du pays.
En outre, le futur gouvernement de Fatshi devrait matérialiser son vœu de voir les institutions politiques du pays réduire sensiblement leur train de vie. L’équipe sortante de Sama Lukonde n’a pas été à mesure de mettre en pratique cette volonté du chef de l’Etat, maintes fois exprimée lors de ses prestations publiques. Au contraire, selon des sources dignes de foi, dans le budget 2024 les émoluments des hommes politiques ont sensiblement été revus à hausse, alors que les montants alloués aux investissements stagnent et leurs décaissements posent toujours problème.
Le premier acte sur base de laquelle le chef de l’Etat réélu sera jugé sera la taille de son équipe gouvernementale et les personnages qui y feront partie. Une des faiblesses de son premier mandat a été la composition hétéroclite et éléphantesque de son gouvernement où des ministres au profil peu crédible en ont fait partie. Il lui est recommandé donc de changer de fusil d’épaule. Ses nombreuses prouesses données aux populations lors de ses meetings de la campagne électorale continuent de résonner ! Muke MUKE