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Après l’espace politique : Remy Musungayi prône l’assainissement des institutions de l’Etat
Dans une précédente tribune, le Professeur Remy Musungayi Bampale avait planché sur l’assainissement de l’espace politique où il a été question de mettre l’accent sur les acteurs politiques qui doivent être préparés à leur rôle grâce à la formation intellectuelle de qualité, l’expérience professionnelle, grâce à l’apprentissage du métier durant un certain nombre d’années et aussi l’honorabilité qui confère la crédibilité et le savoir être à celui dont le profil est requis pour faire fonctionner une institution, un service etc…
Le Professeur Musungayi Bampale avait démontré que «l’origine des maux qu’on déplore dans l’espace politique est principalement due à l’incompétence, à l’incurie et surtout à la précipitation vers la vie meilleure sans efforts préalables. Pour cela il faut absolument s’enrichir coûte que coûte. D’où les détournements en cascade des deniers publics et l’accès aux responsabilités réservé aux partisans des regroupements politiques, aux corrupteurs, et à ceux qui partageant les affinités familiales, claniques et tribales etc.»
Chaque milieu doit avoir ses acteurs, à l’instar du petit séminaire où des futurs prêtres sont en formation pour mieux s’occuper des affaires de Dieu le moment venu.
Chaque milieu doit avoir des acteurs préparés à jouer le rôle qui est le leur. Contrairement à l’espace politique, c’est devenu un fourre-tout. Il y a des gens qui se réfèrent à leur tribu et disent : c’est notre pouvoir…
Mais dans la présente analyse, le Professeur Remy Musungayi Bampale préconise l’assainissement des institutions de l’Etat. Au jour d’aujourd’hui, il y a des institutions qui n’ont pas leur raison d’être, car dépassées.
Il faut recenser les institutions et voir quelles sont celles qui répondent aux besoins du moment.
«Nous entendons par là l’ensemble des services et organes centraux placés sous la responsabilité des autorités nationales», explique-t-il.
Mis à part le Chef de l’Etat, le Parlement (l’Assemblée nationale et le Sénat), le gouvernement, les institutions judiciaires (la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation, le Conseil d’Etat, la Haute cour militaire et la Cour des comptes) y compris également les institutions d’appui à la démocratie tels la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’Observatoire national des droits de l’homme, le CSAC, la Commission vérité et réconciliation et la Commission de l’éthique.
Ce n’est pas tout. Il y a également l’administration déconcentrée de l’Etat composée de tous les services de l’Etat implantés en provinces et même à l’étranger.
«J’aimerais souligner que la déconcentration est une technique d’organisation administrative consistant à remettre d’important pouvoir de décision à des agents du pouvoir central placé à la tête de diverses circonscriptions administratives selon lequel le pouvoir prévoit en dehors du centre d’autres niveaux de responsabilité et de décisions. En plus de cela il y a l’administration territoriale de l’Etat et enfin l’administration extérieure de l’Etat qui englobe les organes déconcentrés de l’administration publique se trouvant en dehors du territoire national».
C’est le cas, explique le Professeur Musungayi, des services des ambassades auprès des pays amis et les représentations diplomatiques auprès des organisations internationales. Bref l’administration publique est vaste et très lourde s’il faut y ajouter également les entreprises publiques, les services publics, les établissements publics. «C’est pour cela que le besoin d’assainissement devient une nécessité impérieuse qu’il faut absolument mettre en action pour permettre à l’administration publique de jouer son rôle de vrai catalyseur de développement. »
Il faut, pour rendre opérationnelle la politique d’assainissement, prévoir des moyens d’action appropriés. Il en veut pour preuves, à titre d’illustration, le cycle électoral en cours n’est pas arrivé à termes faute de moyens. La trésorerie publique n’est pas parvenue à assurer l’organisation des élections communales faute de moyens.
En conclusion, insiste-t-il, les institutions budgétivores, c’est-à-dire sans impact sur le fonctionnement normal de l’Etat, doivent absolument être gelées si pas supprimées. La bonne gouvernance s’impose. FDA