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Après la journée chaude de samedi 1er juin : Des personnes vivant avec handicap investissent le Palais du peuple
Hier lundi 3 juin, le Palais du peuple, dans la commune de Lingwala, siège du Parlement, a connu une ambiance inhabituelle. Pour cause, un nombre impressionnant des personnes vivant avec handicap ont investi cette antre de la démocratie. Elles tenaient à y rencontrer le tout nouveau président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe pour lui faire part de leurs préoccupations.
L’entrée principale de l’hémicycle des Chinois a été prise d’assaut au point où l’accès était devenu très compliqué. Il a fallu attendre l’arrivée des éléments de la police nationale congolaise pour disperser les intrus afin que la situation redevienne normale.
Cette scène est intervenue seulement deux jours après les embouteillages monstres que les mêmes personnes ont provoqués du côté des parties centre et est de la capitale le samedi 1er juin. Ce jour-là, dans la matinée, elles ont investi l’avenue Lumumba, précisément vers le collège St Raphaël et le quartier Debonhomme. Elles ont bloqué les deux voies de la route au point où aucun véhicule ne pouvait se mouvoir.
Près de deux heures durant et les piétons et les automobilistes ont été pénalisés. Beaucoup ont vu leurs programmes totalement perturbés. Contrairement à la journée d’hier lundi où l’ordre a été rétabli quelque temps seulement après, le samedi, les éléments de la police sont arrivés un peu plus tard. Ils ont été obligés d’utiliser la force pour libérer la chaussée.
La population a eu l’impression que le pays n’est pas gouverné. C’est avec grand soulagement que les victimes ont accueilli l’action musclée des services de l’ordre. Car, certains passagers, au bout de leur patience, voulaient en découdre avec ces personnes en dépit de leur vulnérabilité.
À propos de ce comportement inédit, leurs auteurs ne savaient pas unanimement expliquer sa cause. Pour les uns, ils voulaient exprimer leur ras-le-bol par rapport à leurs conditions de vie qui deviennent de plus en plus précaires dans l’indifférence totale des autorités.
Pour d’autres par contre, ils voulaient manifester leur indignation suite à la reconduction à tête de leur ministère de Mme Irène Esambo, accusée de mauvaise gestion des fonds et biens revenant aux personnes vivant avec handicap.
Face à ces deux explications, le commun des mortels ne sait à qui se confier. Quelle est la cause exacte de ce mouvement inexplicable de cette catégorie des compatriotes dont nous savons tous qu’ils sont de nature imprévisible ?
En tout état de cause, quelles qu’en soient les motivations, ils ne doivent pas perdre de vue qu’ils sont des citoyens comme les autres Congolais astreints au respect de la loi. S’ils ont des revendications à exprimer, ils doivent le faire selon les règles du jeu et non se comporter comme des inciviques.
Par ailleurs, il existe des ONG et autres structures qui se sont donné comme mission la défense des intérêts de cette catégorie des personnes. Pour éviter ce genre de mouvements susceptibles de créer des situations indésirables dans l’avenir, il est recommandé à ces ONG de mener des campagnes de sensibilisation pour amener leurs membres à la prise de conscience de leurs responsabilités au sein de la société. Ils doivent comprendre qu’ils sont des citoyens ayant non seulement des droits à faire valoir, mais aussi des devoirs auxquels ils sont soumis.
Hier au Palais du peuple, tout s’est finalement terminé sans accrocs après qu’une petite délégation de ces personnes vivant avec handicap a présenté un mémo reprenant leurs préoccupations aux autorités de la chambre basse du Parlement.
Muke MUKE