Dernière minute
Société
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
Cette expression est souvent attribuée à un proverbe chinois. Elle signifie qu’en s’éloignant des détails immédiats pour adopter un recul…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le 12 octobre, à Goma, Joseph Kabila prenait la tête du Front pour la refondation de la nation, dans le sillage de l’AFC/M23. Le 21, Bruxelles le condamnait par la voix de Maxime Prévot. À…
Étranger
Sur le plateau de Gizeh, à seulement deux kilomètres des pyramides, le Grand musée égyptien (MGE) est sorti de terre. Véritable chef-d’œuvre architectural, le GME allie la grandeur du passé à l’…
Nation
Cinquante-cinq inspecteurs de l'Agence de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) ont reçu, le mercredi 21 octobre 2026, leurs certificats, du Directeur général de cette…
Amnesty International accuse le M23 de graves violations dans l'Est de la RDC
Un nouveau rapport d'Amnesty International, publié hier mardi 27 mai, révèle des actes très graves commis par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon ce rapport, le M23 se rend coupable de meurtres, de tortures et de disparitions forcées de personnes détenues à Goma, au Nord-Kivu et à Bukavu, au Sud-Kivu.
L'organisation internationale de défense des droits humains affirme également que le M23 a commis des viols collectifs sur des femmes et a menacé des personnes qui défendent les droits humains, ainsi que des membres de la société civile.
Christian Rumu, qui travaille pour Amnesty International dans la région des Grands Lacs, a déclaré que son organisation a pu prouver au moins quatre cas où des prisonniers ont été torturés par le M23, et que ces quatre personnes sont mortes à cause de ces tortures.
DES PERSONNES ARRETEES SANS RAISON VALABLE
Le rapport indique aussi qu'entre février et mai de cette année, les combattants du M23 sont entrés de force dans des hôpitaux de Goma à cinq reprises. Ils cherchaient des membres de l'armée congolaise ou enlevaient des patients, et beaucoup de ces personnes ont été frappées avec des bâtons.
Christian Rumu a ajouté que des personnes ont été arrêtées sans raison valable, simplement parce qu'on les accusait d'aider le gouvernement ou la société civile, mais sans aucune preuve.
Les 18 personnes interrogées par Amnesty International ont raconté avoir été traitées très mal : on leur refusait de la nourriture et même de l'eau, et les conditions d'hygiène étaient précaires.
GRAVES VIOLATIONS DES LOIS INTERNATIONALES
Il a également exprimé sa grande inquiétude face à cette situation, car ces actes, qui sont de graves violations des lois internationales et pourraient être considérés comme des crimes de guerre, se produisent sans qu'il y ait de surveillance sur le terrain.
Il est donc essentiel que le M23 autorise des observateurs internationaux à visiter les lieux où ces actes sont commis.
Selon Amnesty International, dans certains lieux de détention du M23, les prisonniers ont été battus si violemment qu'ils ont eu des blessures graves et ont dû être hospitalisés après leur libération.
P.N