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Accord RDC-Rwanda : L' ambassadrice Lucy Tamlyn annonce des mesures punitives en cas du non respect des engagements
L'ambassadrice des États-Unis d'Amérique en République démocratique du Congo ( RDC), Lucy Tamlyn a annoncé hier lundi 14 juillet, sur la Radio France internationale (RFI), le début du processus de la mise en œuvre de l'Accord de paix signé fin juin à Washington par la RDC et le Rwanda, sous la médiation de l'administration Trump, en vue de mettre fin à la guerre dans l'Est du Congo. À en croire la diplomate, le non-respect des engagements dudit Accord exposerait les parties à " des mesures punitives ".
Lucy Tamlyn a indiqué que le pays de l'Oncle Sam est déterminé à mettre fin dans la partie orientale du Congo après trois décennies par l'imposition d'un calendrier bien ficelé et un plan de témoins.
"Après trente ans de conflit, il est vraiment temps que la souffrance cesse et que la souveraineté et l'intégrité territoriale congolaises soient respectées. C'est pourquoi, les États-Unis ont insisté que cet Accord de paix vienne avec un calendrier et un plan de témoins. Le processus de la mise en œuvre a bel et bien commencé, avec la création du mécanisme de sécurité conjointe, qui coordonne la neutralisation des FDLR et le retrait progressif des troupes rwandaises", a-t-elle déclaré.
Et d'ajouter : " Je voulais aussi dire que cet accord est clair. Nous avons clairement dit qu'il y aura des conséquences si les engagements ne sont pas respectés : les mesures punitives, par exemple des sanctions et d'autres leviers diplomatiques".
760 MILLIONS DE USD POUR UN BARRAGE HYDROÉLECTRIQUE
Dans la même optique, de la consolidation de la paix, Lucy Tamlyn a annoncé l'existence d'un projet chiffré à 760 millions de dollars, destiné à l'érection d'un barrage hydroélectrique pour l'alimentation de la RDC, le Rwanda et le Burundi, lequel a également " besoin de la paix pour démarrer ".
L' Accord de Washington, signé le 27 juin par les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda, ne mentionne pas directement la coalition rebelle AFC/M23, considérée par Kinshasa comme un acteur clé de la déstabilisation dans l'est du pays.
Des négociations séparées avec ce groupe sont en cours à Doha, au Qatar, selon plusieurs sources diplomatiques. Ces discussions, entamées en mai, impliquent notamment les ministres de l'Intérieur congolais et rwandais.
En 2013, le Rwanda avait déjà signé l'Accord-cadre d'Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération dans la région des Grands Lacs. Ce texte engageait les signataires à ne pas soutenir de groupes armés ni à agresser leurs voisins. Selon Kinshasa, Kigali a depuis violé ces engagements.
Gloire BATOMENE