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Abandonnés à leur triste sort : Les menuisiers de Delvaux lancent un cri d’alarme au gouvernement
Ils sont plus de 100 artistes menuisiers qui, se considérant abandonnés à leur triste sort, appellent le gouvernement Suminwa à trouver une solution appropriée à leur situation. Ils sont plus que talentueux ces menuisiers qui fabriquent des meubles de haute qualité, mais dans des conditions très précaires. Ils occupent une servitude publique au niveau du célèbre quartier Delvaux dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.
C’est depuis des lustres qu’ils se sont installés sur cet espace public sans qu’aucun ministre des Petites et moyennes entreprises (PME) ne propose une solution intelligente leur permettant de sortir de cet état embryonnaire. Leurs meubles, ils les exposent à ciel ouvert, à la merci des intempéries. Chaque fois qu’il pleut, ils enregistrent des dégâts. À plusieurs reprises, ils ont connu des incendies qui ont consumé leurs biens. A la suite à cette situation délétère qui constitue un frein à l’épanouissement de leurs activités, ne lassent pas de tourner leurs regards vers l’équipe gouvernementale en place, espérant qu’elle va les aider à sortir du bourbier dans lequel ils sont empêtrés. Ils ont raison de réclamer ce droit d’autant plus que l’un des axes du programme de Félix Tshisekedi et l’équipe mise en place avec Mme Suminwa en tête, concerne la création de plusieurs milliers d’emplois et, de surcroît, la lutte contre le chômage.
Ces Congolais qui se sont spécialisés dans la fabrication des meubles de toutes sortes méritent d’être soutenus à bout de bras par le pouvoir. À ce jour, ils travaillent de manière éparse, chacun pour soi. Il y a une impérieuse nécessité de les fédérer et de les aider à moderniser leurs outils de travail, tout en les rendant de plus en plus professionnels. Malheureusement, tous les gouvernements qui ont précédé l’actuel exécutif n’ont accordé aucune attention à cette classe d’innovateurs, qui constitue une intéressante piste de solution à certains défis auxquels est confronté le pays.
Protéger et privilégier la production locale.
Le gouvernement est appelé notamment à leur faciliter l’acquisition d’une concession foncière où ils vont exercer leurs activités. En plus, il s’agira de renforcer leurs connaissances dans la menuiserie et la gestion des PME, avant de les faire bénéficier des avantages du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Si dans le passé, un ministre des PME avait proposé une telle approche au gouvernement, ces artistes seraient très avancés aujourd’hui et leurs activités auraient atteint une grande ampleur.
Il importe de souligner que la qualité des meubles qu’ils fabriquent est de loin supérieure à celle de ceux qui sont importés et qui sont achetés par les cabinets ministériels, à coûts très exorbitants. Sous d’autres cieux, où la protection de l’industrie locale est la règle d’or, l’importation des meubles serait interdite dès lors que dans ces pays il existe des menuisiers de cette trempe. Tel n’est malheureusement pas le cas pour la République démocratique du Congo.
Face à la situation socio-économique précaire de la RDC, le gouvernement devrait encadrer correctement ces compatriotes déterminés à contribuer au développement de leur pays. Il ne faut pas que la création d’emplois dont le gouvernement dit en faire une de ses priorités soit un vœu pieux, comme c’est le cas avec l’agriculture qui n’arrive pas à assurer la sécurité alimentaire aux Congolais. Pour ce, Mme Suminwa et son équipe devraient prêter oreille aux cris de ces menuisiers pour qu’ils quittent l’informel dans lequel ils sont englués et deviennient des créateurs d’emplois et de richesses.
C’est ici l’occasion de faire le plaidoyer pour l’ingénieure Kirongozi, conceptrice des robots intelligents qui régulent la circulation dans certains carrefours de la ville de Kinshasa. Cette compatriote, faute de soutien du gouvernement, n’est pas à mesure de produire en quantité industrielle son produit. Pourtant, si l’Etat congolais l’avait suffisamment appuyée, s’était appropriée de l’invention, la RDC serait à mesure d’exporter le produit de cette ingénieure et encaisser les devises étrangères, pour la promotion de son économie. Malheureusement ici aussi, cette opportunité n’a pas été exploitée par le gouvernement. Rien n’étant jamais tard dans la vie, le gouvernement peut se ressaisir pour s’approprier ce projet dans le cadre de partenariat public-privé, afin de moderniser la production de ces robots intelligents, fruit de l’intelligence d’une Congolaise, au lieu de continuer à se tourner toujours vers l’extérieur.
MUKE MUKE