Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
TRÈS CRITIQUE SUR LA CIRCULATION ALTERNÉE DE PLAQUES PAIRES ET IMPAIRES, Martin Fayulu : « La ville suffoque dans la paralysie, jour après jour, dans une indifférence scandaleuse!»
L’ opposant congolais, Martin Fayulu a vivement critiqué la récente décision du gouvernorat de Kinshasa d’instaurer l’alternance de circulation des véhicules, selon les plaques paires et impaires. Pour le chef de file de l’Engagement pour la citoyenneté et du développement (Ecidé), cette mesure est révélatrice de l’incapacité chronique des autorités à gérer le chaos urbain qui paralyse quotidiennement Kinshasa.
Des embouteillages dans la capitale congolaise sont devenues monnaie courante voire infernales. Absence de signalisation, policiers débordés ou indifférents, conducteurs imprudents et infrastructures délabrées. Tel est le tableau sombre dressé par Martin Fayulu lors de sa sortie médiatique.
«La ville suffoque dans la paralysie, jour après jour, dans une indifférence scandaleuse !», a fustigé celui que l’on surnomme Mafa.
«À Kinshasa, qui donc est responsable de la circulation routière ? Est-ce qu’il lui arrive d’ouvrir les yeux pour observer le désordre apocalyptique qui règne chaque jour sur nos routes ?» s’est interrogé Martin Fayulu.
Il a fait savoir que, dans un État sérieux, une telle situation aurait entraîné des démissions immédiates par «décence» et par «honte».
Et d’ajouter: «Non, l’alternance des plaques paires et impaires n’est pas une politique, c’est un cache-misère», en appelant à des réformes structurelles courageuses et durables.
DES PROPOSITIONS CONCRÈTES
Martin Fayulu a proposé une feuille de route. Il s’agit entre autres la réhabilitation des infrastructures existantes, la construction de nouvelles voies, l’installation de feux de circulation fonctionnels; la professionnalisation des agents de la police routière, la régulation efficace des carrefours et surtout, la remise en service des lignes de train urbain, qu’il considère comme essentielles pour désengorger la capitale.
Selon lui, Kinshasa ne peut plus continuer à être victime de politiques improvisées et de décisions à courte vue. «Kinshasa mérite mieux que cette honte routière devenue la norme», a-t-il martelé.
Abritant environ 15 millions d’habitants, la ville de Kinshasa est confrontée à de fortes embouteillages du jour au lendemain. La population ne jure que sur des solutions concrètes pour vaquer librement à ses occupations.
Gloire BATOMENE