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Transport en commun : la grève des conducteurs a paralysé la capitale hier
La grève des conducteurs de taxis et taxis-bus à Kinshasa a paralysé une grande partie de la capitale hier lundi 13 janvier. Elle a ainsi provoqué des perturbations majeures dans les déplacements des habitants.
Des arrêts bondés, des marches forcées, face à la rareté des véhicules de transport en commun. Ce sont ces scènes que des milliers de Kinois ont vécu hier, contraints de passer de longues heures aux arrêts, dans l'espoir de trouver un moyen pour se déplacer.
A l'UPN et au Rond-point Ngaba, des centaines de travailleurs et élèves attendaient désespérément des taxis ou des bus pour rejoindre leurs destinations.
Ne trouvant aucune solution, plusieurs habitants ont été contraints de marcher sur de longues distances pour aller au travail ou à l'école.
Les raisons de la grève
Ce mouvement de grève est une réponse des chauffeurs de transport en commun à la publication récente d'une nouvelle grille tarifaire par l'Hôtel de Ville de Kinshasa.
Cette grille prévoit une baisse des prix pour certains trajets, une décision que les conducteurs jugent insoutenable en raison de la hausse générale des coûts, notamment ceux du carburant et des pièces détachées.
"Nous ne pouvons pas accepter une telle baisse alors que nos dépenses augmentent chaque jour. Cette décision ne tient pas compte de nos réalités économiques", a déclaré un conducteur gréviste.
des coûts supplémentaires
Après une matinée marquée par une quasi-absence de véhicules sur les routes, quelques taxis et taxis-bus ont repris le service en fin de matinée. Leur nombre est cependant, resté insuffisant pour répondre à la forte demande.
Dans certains cas, les conducteurs optent pour le "sectionnement des trajets" appelé localement "demi-terrain" obligeant les passagers à payer des frais supplémentaires pour parcourir un trajet complet.
Si certains habitants en ont les moyens, d'autres, plus vulnérables économiquement, continuent de patienter ou choisissent de marcher, faute d'alternative.
Des perspectives d'apaisement ?
Cette grève met en lumière les tensions entre l'Hôtel de Ville et les chauffeurs de transport en commun, sur fond de crise économique. Les autorités n'ont pour l'instant pas réagi officiellement, mais des négociations semblent nécessaires pour éviter que cette situation ne perdure.
En attendant, les habitants de Kinshasa, déjà confrontés à de nombreux défis au quotidien, espèrent un retour à la normale dans les plus brefs délais.
Jérémie ASOKO