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SUITE AU NON RESPECT DES ACCORDS DE BIBWA PAR LE GOUVERNEMENT : Le Synamed menace de durcir le ton dans au moins 8 jours
Le Syndicat national des médecins (Synamed) est monté au créneau pour dénoncer le non-respect des engagements de Bibwa 1 et 2 par le Gouvernement congolais. Face à cette léthargie, les Blouses blanches, qui observent déjà un service minimum dans des hôpitaux publics menacent de durcir le ton dans au moins huit jours si rien n’est fait. Une déclaration a été rendue publique, le mardi 17 décembre dans la soirée.
Les choses pourraient vite tourner au vinaigre si l’Exécutif national fait la politique d’autruche dans le très sensible secteur de la santé en l’occurrence la prise en charge des malades et ses corollaires.
Voir les médecins sécher les hôpitaux ne sera pas de bon augure pour la population en général et les patients en particulier. Le Secrétaire général du Synamed, John Senga Mwamba a fait savoir que si aucune paie n’intervient dans un bref délai, le Gouvernement congolais sera tenu responsable de tout.
«Sur le terrain, il s’observe un service minimum, c’est-à-dire que les soins des urgences et de menace vitale sont assurés par les médecins. Mais, avec le comportement du gouvernement, c’est possible que les médecins puissent durcir le ton au niveau des services qu’ils rendent à la population.Malheureusement, c’est à la fin de l’année. Et les gens pensent que les médecins ont déjà palpé la paie complémentaire alors qu’elle se fait encore attendre. Et ça je pense que personne ne l’accepterait.
«À l’approche des festivités de fin d’année, il ne sera bon que les médecins débrayent totalement les services à cause de la lenteur extrême du gouvernement. Si, dans la huitaine, aucune paie n’est intervenue, le Gouvernement sera seul responsable de toute aggravation de la situation déjà précaire dans le secteur de la santé», a-t-il martelé.
Au stade actuel, le Synamed se limite juste à l’intervention des cas d’urgence. «Si nous avons accepté d’assumer encore le service minimum, c’est pour rendre le service à la population, mais les médecins souffrent. Nous voulons que le gouvernement puisse répondre très rapidement. Parce qu’apparemment, il est inconscient que les agents de l’État qui sont dans le secteur de la santé souffrent», a soutenu le SG national Synamed.
Parmi les réclamations des médecins, il y a entre autres l’alignement des 1.000 médecins non bénéficiaires de la prime de risque ; le paiement du 2ème palier des indemnités de transport et logement, ainsi que la prise en compte des grades statutaires dans la rémunération des médecins promus par le Chef de l’État depuis 2022 et le Premier ministre depuis 2019.
Gloire BATOMENE