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Séoul examinera en étroite communication avec Washington sa demande d’envoi de navires dans le détroit d’Ormuz
SEOUL, 15 mars (Yonhap) — Suite à la demande d’envoi de navires militaires sud-coréens dans le détroit d’Ormuz formulée par le président américain Donald Trump, le bureau présidentiel Cheong Wa Dae a fait part dimanche de sa volonté d’examiner avec prudence cette possibilité, «en étroite communication avec les Etats-Unis».
Dans un message publié samedi sur le réseau social Truth Social, Trump a appelé la Corée du Sud, la Chine, la France, le Japon, le Royaume-Uni et d’autres pays affectés par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran à envoyer des navires de guerre dans la zone afin de maintenir «ouverte et sûre» cette route maritime par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial.
«La sécurité des routes maritimes internationales et la liberté de navigation correspondent aux intérêts de tous les pays et font l’objet d’une protection par le droit international», a déclaré un officiel du bureau présidentiel, faisant part de son souhait de voir rapidement un retour à la normale du réseau logistique maritime international.
«Le gouvernement est en train d’examiner de manière globale et d’élaborer divers moyens pour protéger nos ressortissants et assurer la sécurité des voies d’acheminement de l’énergie», a-t-il souligné, ajoutant que Séoul «décidera (de l’éventuel envoi de navires) après un examen prudent en étroite communication avec les Etats-Unis».
Avec cette première réaction aux propos de Trump, Séoul semble vouloir se montrer prudent, alors que la demande du président américain n’a pas encore été transmise officiellement.
L’unité navale sud-coréenne Cheonghae est actuellement présente dans le golfe d’Aden pour des opérations de lutte contre la piraterie. En 2020, la Corée du Sud a décidé de déployer ses forces navales dans le détroit d’Ormuz afin de mener des opérations distinctes, en étendant temporairement la zone opérationnelle de l’unité Cheonghae pour couvrir cette voie maritime tendue, sur fond de pressions de la part de Washington qui estimait que Séoul devait contribue à ses efforts visant à protéger cette route commerciale au Moyen-Orient.
Les perturbations du transport maritime dans ce détroit au large de l’Iran suscitent de grandes préoccupations en Corée du Sud, étant donné que le pays dépend du Moyen-Orient pour plus de 70% de ses importations de pétrole.