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RDC : Ministère et sociétés pétrolières conviennent de la fermeture des stations-services au plus tôt 22 heures
Le directeur de cabinet du ministère des Hydrocarbures a tenu, le dimanche dernier, la réunion hebdomadaire avec les sociétés pétrolières. Avec ces entreprises commerciales œuvrant dans le secteur de la logistique et de la vente des produits pétroliers à la pompe, il était question d’évaluer l’évolution des stocks des produits pétroliers ainsi que l’approvisionnement de l’ensemble du pays particulièrement dans la partie Ouest.
A l’issue de cette réunion, le Directeur général de Total a fait savoir qu’il y a une difficulté à servir la population à la pompe, vu la carence des produits. En attendant les bateaux qui doivent accoster dans 3 ou 4 jours, il y a une pression réelle sur le Jet d’aviation et le gasoil dont la couverture est d’à peine deux jours. Raison pour laquelle, la profession pétrolière avait commencé à fermer les stations-services à partir de 18 heures.
«Il n’y a pas question de pénurie des produits à Kinshasa mais plutôt, la rareté. Mais la situation est sous contrôle», a rassuré le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, Augustin Nkuba. Représentant le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu en mission de service, Augustin Nkuba a rassuré l’arrivée des bateaux qui ramènent des produits pour assurer la continuité du ravitaillement et éviter ainsi la pénurie.
Le directeur de cabinet aux Hydrocarbures a, pour ce faire, transmis aux opérateurs pétroliers les directives du ministre Didier Budimbu pour éviter la rupture des stocks. Les deux parties ont convenu de la fermeture des stations-services au plus tôt 22 heures.
Concernant la certification des pertes et manque à gagner, le directeur de cabinet Augustin Nkuba a assuré ces sociétés pétrolières que leurs préoccupations seront transmises à sa hiérarchie afin de trouver une résolution rapide dans l’intérêt de toutes les parties et surtout de la population.
«Les sociétés aériennes internationales vont devoir désormais se procurer le Jet selon la vérité des prix comme c’est le cas ailleurs. Le gouvernement ne peut plus subventionner des entreprises étrangères» a souligné Augustin Nkuba lors de cette réunion.
Les dispositions nécessaires sont en train d’être mises en place pour que les sociétés minières achètent de même le carburant en respectant la vérité des prix, a conclu Augustin Nkuba.
Le Gouvernement n’est pas resté indifférent face à la pénurie de ces produits. A travers le ministère des Hydrocarbures, l’Exécutif national s’est exprimé sur la pénurie du kérosène constatée à l’aéroport international de N’Djili causant le retard des vols ou carrément l’annulation. Didier Budimbu, qui considère que la situation n’est pas critique, a rassuré que la RDC, par le canal de ses fournisseurs, ont passé des commandes afin de renforcer les stocks.
«La situation n’est pas critique parce que la République démocratique du Congo, à travers ses fournisseurs, a pu passer commande et des bateaux sont en train d’arriver et n’est pas non plus à sec. Car nous avons encore assez de kérosène pour pouvoir tenir», a dit Didier Budimbu dans une mise au point rendue publique par sa cellule de communication jeudi 19 mai 2022.
Le ministre des Hydrocarbures a, à cette occasion, déploré le fait que les compagnies d’aviation sont au courant de la situation mais elles continuent à vendre des billets aux passagers. Il les invite à réduire de moitié leur fréquence, le temps que la situation se stabilise.
«Tout ce que nous avons fait c’est que la quantité qui a toujours été servie par jour a évidemment baissé de moitié. Et toutes les compagnies aériennes savent qu’elles ont un quota le temps que nous puissions passer ce cap de 5 à 7 jours. Maintenant il s’observe qu’au niveau de certaines d’entr’elles continuent à vendre des billets alors qu’elles savent que si elles avaient 4 ou 5 vols par jour, elles ne peuvent plus le faire. Elles doivent en principe présentement, réduire de moitié leur fréquence, le temps que nous puissions passer ce cap-là. Mais elles continuent à vendre des billets à la fréquence habituelle, ce qui cause, au niveau de l’aéroport, des agitations», a ajouté Didier Budimbu.
Didier Budimbu appelle ainsi la population au calme: «le gouvernement, grâce au flux des recettes enregistrées ces derniers mois, a mis les bouchées doubles pour résoudre cette urgence».
«Point n’est besoin de rappeler que la guerre russo-ukrainienne est à la base des difficultés que rencontrent moult pays africains à se ravitailler suite à la concurrence que leur font les pays de l’Occident qui désormais s’approvisionnent eux aussi auprès des mêmes fournisseurs. Il va sans dire que cette congestion crée la rareté des produits pétroliers», a-t-il conclu. Rachidi MABANDU