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Malgré l'interdiction du ministre de l'Intérieur, des réfractaires continuent à utiliser des escortes, des sirènes et des gyrophares
"Sur instruction du président de la République, le vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, avait ordonné l'interdiction immédiate de toute escorte assurée par la police ou l'armée pour les personnes qui n'y ont pas droit, et ce jusqu'à nouvel ordre".
En dépit de l'interdiction du vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, d'utiliser des escortes, des sirènes et des gyrophares, de nombreux réfractaires continuent de bafouer.
Ce message avait été transmis par voie d'un télégramme officiel par lequel le patron de la territoriale interdisait, en fin de l'année dernière, l'utilisation abusive des escortes et dispositifs sonores et lumineux spéciaux en République démocratique du Congo. Cette décision faisait suite au constat de l'usage abusif d'escortes par des personnes non habilitées.
La nouveauté dans cette décision est que même les personnalités officiellement éligibles à une escorte étaient désormais concernées par une restriction importante: l'usage des sirènes, gyrophares et feux multicolores est interdit sur toute l'étendue du territoire national.
Pour renforcer sa décision, le VPM Jacquemain Shabani avait même enjoint les services compétents d'assurer l'application stricte de ces mesures, en attendant la promulgation d'un acte juridique précisant les catégories de personnalités autorisées à bénéficier d'une escorte policière ou militaire, d'une garde domiciliaire ou d'une garde rapprochée.
Cependant, le constat sur le terrain est loin d'être satisfaisant: près de trois mois après, cette mesure peine à être mise en application. Sur les critères de la capitale, ces escortes, sirènes, gyrophares et autres demeurent encore visibles comme si cette interdiction n'existe pas. Il est curieux et même énervant de constater que les principaux concernés, notamment les politiques, hommes en armes, élus nationaux et provinciaux, sans oublier les mandataires publics, circulent impunément, bravant l'autorité gouvernementale. Si les autorités, censées être modèles, se méconduisent ainsi comme si on était dans la jungle, qu'en sera-t-il du citoyen lambda ?
Réprimer sévèrement les inciviques
La décision de Jacquemin Shabani n'est pas la première. En 2019 déjà, son prédécesseur Gilbert Kabanda, avait pris une décision semblable tout en annonçant l'élaboration d'un règlement encadrant la circulation des escortes officielles ainsi que l'usage des gyrophares. En dépit de la détermination qu'il avait affichée, rien de tel n'a été fait, et jusqu'à ce jour, le pays ne dispose toujours pas d'un cadre légal spécifique régissant cette pratique. En conséquence, les récalcitrants ne font que renforcer leur acte répréhensible. D'où l'importance du suivi de l'application de la mesure et des sanctions implacable pour remettre l'ordre dans nos routes.
En outre, il se révèle que beaucoup d'autres mesures dans le même sens ont été prises sans qu'elles en soient exécutées. Parmi elles, l'évacuation des vendeurs pirates sur les lieux publics. À Matadi Kibala, UPN, rond-point Ngaba, place Victoire, Simba Zikida, Pascal, place Boulangerie à la Cité Verte, et que sais-je encore, après quelques heures d'évacuation, ces vendeurs reviennent au galop.
La lutte contre les nuisances sonores déclenchée à plusieurs reprises n'a jamais produit d'effets escomptés. Partout à travers la ville, de jour comme de nuit, des décibels largués par des débits de boissons et des églises de réveil dérangeant la quiétude de ceux qui ont besoin de repos et de tranquillité. À certains endroits, ils rivalisent même d'ardeur.
S'agissant des épaves et des véhicules abandonnés, le spectacle est désolant. Au lieu de fuir les policiers, leurs propriétaires trouvent plutôt refuge dans les commissariats ou sous - commissariats pour garer leurs biens. Aujourd'hui, ces lieux sont devenus des dépotoirs où règne l'insalubrité.
Concernant les garages érigés sur la voie publique, le combat pour leur évacuation ne date pas d'aujourd'hui. À l'époque où il était vice -gouverneur de la ville de Kinshasa, feu Tabu Ley avait tenté sans succès, de se lancer dans cette lutte. Des années durant, ces garagistes sont restés fermes dans leur position, laissant la capitale un capharnaüm indescriptible.
Les quelques exemples triés au volet prouvent à suffisance qu'il y a un problème de fond d'éducation à mener pour le changement de mentalités des Congolais. Il faut absolument une discipline de fer à imposer pour arriver à la transformation de notre société. À défaut, plusieurs mesures seront prises sans qu'il y ait la moindre avancée.
Muke MUKE