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Lomami : bras de fer entre opérateurs économiques et fisc, plusieurs dépôts fermés
La ville ferroviaire de Mwene-Ditu, dans la province de Lomami, a vécu une vive tension le mardi 17 mars, à la suite d'un mouvement de protestation initié par des opérateurs économiques contre les services locaux de la Direction générale des impôts (DGI). En signe de contestation, plusieurs dépôts et établissements commerciaux ont été temporairement fermés, entraînant un ralentissement notable des activités économiques dans cette agglomération stratégique.
À l'origine de cette mobilisation, les opérateurs économiques dénoncent ce qu'ils qualifient de pratiques "rigides, arbitraires et injustifiées " de la part des agents de la régie financière. Selon des témoignages recueillis sur place, ces derniers feraient peser une pression fiscale jugée excessive sur les contribuables, sans toujours se référer à des bases légales clairement établies.
Réunis à l'hôtel du Parc pour harmoniser leurs positions, ces acteurs du secteur privé ont exprimé leur profond mécontentement face à une situation qu'ils estiment devenue intenable. Ils accusent notamment certains responsables locaux de la DGI de mauvaise gestion et de dérives dans l'application des textes fiscaux en vigueur.
Parmi leurs principales revendications figure le départ du chef de centre de la DGI à Mwene-Ditu, pointé du doigt pour son mode de gestion controversé. Les protestataires exigent également la permutation urgente de plusieurs agents affectés à cette administration, estimant que leur maintien en fonction alimente un climat de méfiance et de tension permanente entre l'administration fiscale et les opérateurs économiques.
" Nous ne sommes pas opposés au paiement de l'impôt. Nous demandons simplement que cela se fasse dans le respect strict des lois et des procédures ", a expliqué, sous anonymat, un opérateur économique, résumant ainsi le sentiment général des manifestants.
PARALYSIE PARTIELLE DES ACTIVITES COMMERCIALES
Ce mouvement de contestation a eu pour conséquence immédiate la paralysie partielle des activités commerciales dans certains quartiers de la ville, avec des répercussions sur l'approvisionnement et les échanges économiques locaux.
Aucune communication officielle n'a jusqu'à présent été faite par les autorités fiscales locales pour répondre aux préoccupations soulevées. Ce silence alimente davantage les inquiétudes quant à l'évolution de la situation, dans un contexte où la mobilisation des recettes publiques demeure essentielle pour le fonctionnement des institutions de l'État.
Face à cette crise naissante, plusieurs observateurs plaident pour une intervention rapide des autorités provinciales de Lomami afin de désamorcer les tensions. Ils recommandent l'ouverture d'un cadre de dialogue inclusif entre la DGI et les opérateurs économiques, en vue de rétablir un climat de confiance et de garantir une application équitable des obligations fiscales.
L'enjeu apparaît crucial : concilier l'impératif de mobilisation des recettes publiques avec la nécessité de préserver un environnement économique sain, propice à l'investissement et au développement local.
Félix MULUMBA