Dernière minute
Société
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants". Cette phrase est le début du Psaume 1:1 dans la Bible. Ce verset décrit l'homme heureux (ou bienheureux) comme celui qui évite l'influence des impies, ne suit pas le chemin des pécheurs et ne s'associe pas aux moqueurs. Bref, il…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Rien ne laissait présager qu’un simple choix vestimentaire allait susciter un tel engouement. Pourtant, en l’espace de quelques heures, le motif du corsage en pagne porté par la Première ministre…
Étranger
La Suisse a affirmé, vendredi, qu’elle "considère l’initiative d’autonomie" présentée par le Maroc "comme base la plus sérieuse, crédible et pragmatique" pour la résolution du différend régional…
Nation
L'ARSP annonce la publication sur son site officiel (www.arsp.cd) des statistiques des marchés de sous-traitance réalisés au cours des exercices 2023, 2024 et 2025, avec pour objectif de démontrer…
Kasaï-Central : 43 accidents de circulation enregistrés à Kananga en deux mois
La situation sécuritaire sur les routes urbaines de Kananga devient de plus en plus préoccupante. En l’espace de quelques semaines seulement, 43 accidents de circulation ont été officiellement recensés depuis le mois de janvier dans la capitale provinciale du Kasaï-Central, selon les données communiquées par la Commission nationale de prévention routière (CNPR). Ce bilan, jugé alarmant par les services en charge de la régulation du trafic routier, met en lumière les failles persistantes dans le respect des règles de circulation et la formation des conducteurs.
D’après les statistiques rendues publiques samedi 28 février par le chef de division provinciale de la CNPR, Célestin Étoile Kayombo Yankinda, ces 43 accidents ont entraîné 12 pertes en vies humaines ; 15 blessés graves ; 9 blessés légers ; 7 cas de dégâts matériels considérables.
Ces chiffres traduisent une réalité dramatique pour de nombreuses familles frappées par des deuils ou confrontées à des prises en charge médicales lourdes. Les accidents surviennent aussi bien sur les grandes artères que dans des quartiers périphériques, où la circulation est parfois anarchique et peu contrôlée.
LA NON MAÎTRISE DU CODE DE LA ROUTE POINTÉE DU DOIGT
Pour la CNPR, la principale cause de cette recrudescence reste la faible connaissance, voire l’ignorance, du code de la route par la plupart des conducteurs.
Selon le responsable provincial, près de 95 % des automobilistes et motocyclistes circulant à Kananga ne maîtriseraient pas les notions élémentaires de signalisation routière, de priorité ou encore de limitation de vitesse. Un constat sévère qui met en cause les mécanismes actuels d’apprentissage et de délivrance des permis de conduire.
Plusieurs conducteurs prendraient le volant ou le guidon sans formation formelle, parfois après un simple apprentissage informel auprès d’un proche. Cette situation favorise des comportements à risque : excès de vitesse, dépassements dangereux, non-respect des feux et panneaux de signalisation, surcharge des motos ou encore conduite en état d’imprudence manifeste.
"Hémorragie routière"
Au-delà de la responsabilité individuelle des conducteurs, certains observateurs évoquent également d’autres facteurs aggravants : l’état parfois dégradé de certaines chaussées, l’insuffisance de signalisation verticale et horizontale, ainsi que l’augmentation du nombre de motos servant au transport en commun.
La croissance démographique et l’expansion urbaine de Kananga entraînent une densification du trafic, sans que les infrastructures routières ne suivent toujours le même rythme. Dans ce contexte, la moindre erreur de conduite peut rapidement virer au drame.
Face à cette situation qualifiée d’«hémorragie routière», la CNPR appelle à une prise de conscience générale. Elle recommande le renforcement des campagnes de sensibilisation sur le code de la route ; l’organisation de sessions de formation obligatoire pour les conducteurs ; un contrôle plus rigoureux des permis de conduire ; et un respect strict des normes de circulation, tant par les conducteurs que par les piétons.
Les piétons, eux aussi, sont invités à observer les règles de prudence, notamment en traversant aux endroits appropriés et en évitant de s’engager brusquement sur la chaussée.
Les autorités provinciales insistent sur la nécessité d’un engagement concerté entre services de sécurité, conducteurs, propriétaires de véhicules et usagers de la route. L’objectif est clair : inverser la tendance actuelle et réduire significativement le nombre d’accidents dans la ville.
Dans une province encore marquée par de nombreux défis socio-économiques, chaque perte humaine constitue un drame supplémentaire. La sécurité routière apparaît ainsi comme une priorité urgente pour les pouvoirs publics du Kasaï-Central, appelés à renforcer à la fois la prévention, le contrôle et la sanction.
Félix MULUMBA Kalemba