Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
La République du Honduras a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo "rasd".
Cette décision a été communiquée à M. Nasser Bourita, ministre des Affaires…
Nation
En séjour officiel à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé hier mercredi 22 avril la cérémonie nationale de clôture du mois dédié aux droits…
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE, Kananga: 50 journalistes sensibilisés aux défis numériques
Lors de la commémoration de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée annuellement le 3 mai, le Studio Tshiondo Tshia Kasaï a organisé avec succès un atelier d’une journée, le samedi 3 mai 2025, à l’intention de cinquante journalistes de la ville de Kananga, au cœur de la province du Kasaï-Central. L’événement, qui s’est tenu dans la salle CEICA de Kananga, a placé au centre des discussions la thématique : «Écriture journalistique face à l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication».
L’atelier a poursuivi son objectif d’outiller les journalistes locaux face aux défis et aux opportunités de l’ère numérique. Quatre exposés ont rythmé la journée. François Kadima, journaliste à la radio Okapi, a ouvert le bal en revenant sur les notions de base du journalisme. Il a rappelé les trois missions fondamentales du journaliste : collecter l’information avec rigueur, la traiter avec objectivité et la diffuser de manière responsable. L’accent a été fortement mis sur la véracité et la vérification des faits, insistant sur l’importance cruciale de l’exactitude, de l’impartialité et du professionnalisme dans la pratique journalistique. Monsieur Kadima a insisté sur la nécessité de vérifier scrupuleusement les sources d’information, en distinguant les sources officielles, les sources indépendantes, ainsi que les sources primaires («chaudes») et secondaires («froides»).
Le deuxième exposé a été animé par Crispin-Phocas Mulumba Mayimbu, directeur de la radio Soleil FM, qui a partagé son expertise en matière d’animation professionnelle d’une émission radiophonique, notamment en période de crise. Selon lui, chaque présentation d’émission doit reposer sur une préparation professionnelle solide et un soubassement conceptuel clair. Il a ensuite détaillé les différents types de magazines radiophoniques, tels que le magazine d’information, le magazine à sujet spécifique, le magazine pour un auditoire spécialisé et le magazine de variété, en expliquant les spécificités et les techniques d’animation adaptées à chacun. Il a également abordé les techniques de réalisation de portraits radiophoniques et de documentaires sonores.
L’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans la pratique journalistique a été le thème central du troisième exposé, présenté par Van-Frederic Tshilanda, éditeur du média en ligne lepointeur.cd. Son intervention a porté sur l’utilisation professionnelle et éthique des outils numériques disponibles, mettant en lumière leur potentiel pour la recherche, la vérification, la production et la diffusion de l’information, tout en soulignant les défis liés à la désinformation et à la nécessité de développer des compétences en littératie numérique.
Enfin, Maître Jacques Nkole, avocat au barreau du Kasaï-Central, a éclairé les participants sur l’innovation juridique relative au numéro d’appel d’urgence pour la détection des infractions. Son exposé a permis aux journalistes de mieux comprendre les implications de cette nouvelle disposition légale pour leur travail et leur rôle dans la société.
Félix Mulumba