Dernière minute
Société
“Mon père avait raison”. C'est le titre d'une chanson très célèbre de l'artiste ivoirien Aloha Blondy (de son vrai nom Seydou Koné). Ceux qui la connaissent s’en sont vite rappelé. Mais “Mon père avait raison”.peut faire également référence au célèbre film de Sacha Guitry. “Mon père avait raison…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le gouvernement provincial de Kinshasa vient de suspendre d’urgence les opérations de la Mission mixte de régulation routière (MMRR). Les chauffeurs de taxi-bus ont applaudi de deux mains cette…
Étranger
Gitega (Burundi), 24 juin (Xinhua) — Les relations sino-africaines illustrent une coopération Sud-Sud exemplaire, fondée sur le respect mutuel, la solidarité et les bénéfices partagés, a mis…
Nation
L'OIM (Organisation internationale pour les migrations) a lancé un plan régional de préparation et de riposte à Ebola sur six mois, visant à mobiliser 55,8 millions de dollars afin de renforcer la…
Recherche de la paix dans l’Est : Quelle initiative facilitera la tâche à Tshisekedi ?
Depuis la reprise de l'activisme des rebelles de l'AFC -M23, nous allons des négociations en négociations. De Nairobi à Luanda, puis Doha, aucune avancée vraiment significative n'a été enregistrée. Nous serions tentés de dire que nous tournons en rond. Ce sont les énergies physiques et mentales qui sont dépensées sans qu'on atteigne les résultats escomptés. À qui incombe la faute ?
À ce propos, il faut regretter le fait que jusque-là différents médiateurs n'ont pas encore le courage de déterminer les causes objectives et profondes du conflit. Les médecins disent que lorsque quelqu'un développe la fièvre, il ne faut pas se contenter de lui verser de l'eau croyant avoir vaincu cette fièvre, mais importe de déterminer son origine avant de prescrire le médicament approprié. Ce qui n'est pas le cas dans la situation sécuritaire à l'est de la RDC. Les différents forums organisés ci et là semblent ne pas avoir posé le vrai diagnostic du conflit. Tant qu'on n'arrivera pas à le faire, les négociations vont se multiplier sans espoir de l'arrêt des hostilités et du retour de la paix.
Toutes les initiatives mises en œuvre depuis plus de trois ans sont à encourager, car il est vrai que toutes les guerres se terminent généralement autour de la table, pourvu que les protagonistes soient animés de bonne foi.
2026: année de la paix
La nouvelle année s'annonce sous les meilleurs auspices au regard du dynamisme dont le président congolais Félix Tshisekedi fait preuve. Il est vrai que c'est lui qui est le plus grand acteur de cette guerre à laquelle son pays fait face. Tant que les pans entiers de son territoire national lui échappent, il n'aura que des insomnies. Pour ce, il ne doit pas croiser les bras. Ce qui justifie les voyages successifs qu'il vient d'effectuer à Luanda (Angola) où il s'est entretenu avec son homologue Joâo Lourenço, président angolais et président en exercice de l'Union africaine (UA).
Avant hier mardi 13 janvier 2026, il s'est rendu à Lomé (Togo) pour y rencontrer Faure Eyadema, médiateur attitré désigné par l'Union africaine pour ce conflit dans l'est de la RDC. Cet activisme du leader congolais en ce début de l'année augure-t-il des lendemains meilleurs meilleurs ? Les Congolais ne peuvent que s'en réjouir.
Cependant, il est connu qu'on ne fait pas la guerre seule. Il faut que l'adversaire ou plutôt l'ennemi en face mette aussi un peu d'eau dans son vin. Malheureusement, dans le cas qui nous concerne ici les deux principaux acteurs majeurs continuent à s'accuser malgré l'accord de paix signé avec fracas à Washington, en présence de l'homme le plus puissant du monde, à savoir le président américain Donald Trump, parrain dudit accord. Contre toute attente et à la stupéfaction générale, l'opinion a appris la reprise des hostilités qui a abouti à l'occupation de la ville d'Uvira au Sud -Kivu par les rebelles de l'AFC -M23. La déception doit avoir sans doute été très grande du côté de la Maison Blanche où son locataire aspire à arracher le prix Nobel de la paix. Mais jusque- là l'homme est resté curieusement aphone face au camouflet lui infligé par l'homme fort de Kigali. C'est le cas également de la SADC, l'EAC et l'UA dont le silence intrigue.
Pour revenir sur le fond de la question, il est évident que les panafricanistes et les pères des indépendances africaines doivent se mordre les doigts au regard de situations tumultueuses vécues ici et là dans le continent noir. Alors que les pays occidentaux renforcent leur cohésion, gage de développement, en Afrique on se plaît dans les destructions qui ne font que la régresser. A cette allure, accéder au concert de pays dits développés ne sera que leurre pour les Africains. Qui ne progresse pas, régresse dit-on. Les indépendances réclamées à cor et à cri dans les années 50- 60 n'auront servi à rien.
Muke MUKE