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A QUASIMENT UNE SEMAINE DE LA RENTREE DES CLASSES : Pas d’engouement pour les fournitures scolaires dans les marchés et magasins de Kinshasa !
La rentrée scolaire 2024-2025, c’est pour bientôt. A quasiment une semaine du retour des bleus et blancs à l’école, les étalages des fournitures scolaires ne connaissent pas d’affluence dans les différents marchés de Kinshasa. Encore moins les rayons appropriés de principaux magasins de la capitale de la République démocratique du Congo. A l’approche de la rentrée des classes, »Forum des As » a déployé ses reporters à travers la ville pour s’en rendre compte. Le constat saute aux yeux dans plusieurs lieux de négoces sillonnés. Reportage.
Pas d’affluence au marché central de Kinshasa
A dix jours de la rentrée des classes, prévue le 2 septembre en République démocratique du Congo, les étalages consacrés aux fournitures scolaires du marché central de Kinshasa n’attirent pas grand monde à longueur de journée. Pas d’affluence non plus devant les rayons réservés aux objets classiques dans les magasins disséminés tout aux alentours de l’avenue du Commerce, dans la commune de la Gombe.
Tout le long de notre parcours, nous n’avons perçu aucun engouement devant ces lieux des négoces qui, pourtant, ont pris le soin d’aménager leurs devantures pour captiver l’attention des parents d’élèves.

Les étalages n’attendent plus que les clients
Dès l’entrée, les magasins situés le long de l’avenue du Commerce ont, pour la plupart, mis en évidence des objets classiques, entres autres des cahiers, des stylos, des feutres, des crayons de couleur… Mais, le grand monde que ces marchands attendent n’est pas encore au rendez-vous.
« A quelques jours de la rentrée des classes, il n’y a pas d’engouement dans le magasin. Les fournitures scolaires se vendent au compte-goutte. Aujourd’hui par exemple, je n’ai pas encore établi des factures sur les objets classiques. Les gens achètent d’autres articles. L’ambiance de la rentrée n’est pas jusque-là ressentie. Nous attendons voir les derniers jours pour espérer l’affluence de la clientèle », nous expliqué Ben M., un facturier exerçant dans un magasin sur l’avenue du Commerce.
Sur les artères perpendiculaires à l’avenue du Commerce (avenue du Marché, avenue des Plateaux…), les commerçants exposent des ensembles d’uniformes prêt-à-porter. On y retrouve aussi des cartables et autres accessoires, ainsi que des cahiers et des couvertures aux couleurs diverses en vue d’attirer l’attention de la clientèle.
A la question de savoir comment se passent les ventes, Sylvie B., la quarantaine, se plaint du manque d’engouement. « Jusqu’à présent, il n’y a pas d’affluence. Nous ne vendons pratiquement pas. Les parents viennent se renseigner, mais ils n’achètent pas ! Peut-être qu’ils attendent d’être payés ! », nous fait remarquer la vendeuse.
« Cette année, poursuit-elle, je ne me suis pas approvisionnée en uniforme, parce que la plupart des écoles en vendent maintenant. Il en est de même pour les journaux de classe et les cahiers de communication », nous confie Sylvie B.
« Les prix ont beaucoup augmenté »
Dans un autre magasin, un petit nombre de parents sillonne les rayons, munis des listes de fournitures scolaires. Loin d’être de simples curieux, ils font des achats au fur et à mesure qu’ils découvrent des articles qui les intéressent et dont les prix les captivent.
« Nous sommes venus nous procurer quelques articles pour les enfants en prévision de la rentrée scolaire, bien qu’on ne va pas tout acheter aujourd’hui. Les prix de différents objets classiques ont beaucoup augmenté », nous souffle Agnès P., mère au foyer.
« Les parents ne sont jamais prêts à la rentrée »
Quelques parents interrogés disent ne pas encore être prêts au niveau budget pour commencer les achats. Jacques B. fonctionnaire, plaide auprès des autorités pour un appui aux parents pour la rentrée scolaire.
« L’Etat, dit-il, devrait apporter un appui aux parents afin de bien préparer la rentrée des classes. Cela nous aiderait beaucoup, parce qu’avec nos maigres salaires, chaque année, la rentrée scolaire s’avère pour nous un véritable parcours de combattant. Les parents ne sont donc jamais prêts à la date fixée par le gouvernement. C’est, sans doute, par manque de moyens ».
Dans un supermarché de la place, grand est notre étonnement de ne trouver aucun n’article en rapport avec la rentrée scolaire. Rien n’est mis en avant pour attirer les clients désireux de s’approvisionner en objets classiques. A se demander si la rentrée scolaire sera vraiment effective ce 2 septembre.
Fyfy Solange TANGAMU