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Présidium de l'Union sacrée : les Bena Lulua alertent Fatshi sur leur marginalisation
* Passé de 8 à 40 membres, la nouvelle direction de la méga plateforme politique qui porte le Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, dévoilée samedi 8 mars à Kinshasa, ne compterait aucun Bena Lulua, groupe ethnique majoritaire au Kasaï Central.
Moins d'une semaine après avoir pris connaissance de la nouvelle configuration du présidium de l'Union sacrée, qui passe de 8 à 40 membres, les Bena Lulua du Kasaï Central, groupe ethnique majoritaire de cette province, expriment déjà leur mécontentement de ce qu'ils qualifient de marginalisation.
Selon certains ténors de ce groupe ethnique dont le Professeur Rémy Musungayi Bampale, les " Bena Lulua du Kasaï Central, majoritairement acquis à la noble lutte que mène inlassablement le Président de la République Félix Tshisekedi, disent non à l'équipe renouvelée de l'Union sacrée et élargie à 40 acteurs politiques. "
En tout cas, ce ne sont pas les raisons qui manquent. Justifiant la désapprobation des Bena Lulua, Rémy Musungayi fait savoir premièrement que " les auteurs de cette plateforme de trahison tirent leur origine politique du RCD de triste mémoire, qui a tué et continue de tuer les Congolais, principalement dans l'Est du pays. "
La deuxième raison qu'avance Musungayi Bampale est que " les mêmes individus continuent d'occuper la scène politique jusqu'à en faire leur propriété privée comme si l'on vivait à l'époque de la sociologie politique où leurs enfants et petits-enfants sont faits pour la politique. "
Enseignant de bonnes manières, Rémy Musungayi ne s'arrête pas là. Comme troisième raison, dit-il, " tout est fait pour écarter totalement les acteurs politiques ayant pignon sur rue, écoutés et respectés dans leurs milieux politiques où ils disposent d'une large base sociale, fiable et résistante à toute épreuve. "
Musungayi rappelle que c'est grâce à certains acteurs politiques bien connus, bien installés dans la ville de Kananga que Félix Tshisekedi, est élu avec plus de 90 % des voix. Et ce n'est pas tout. Selon le Professeur Musungayi Bampale, " il faut noter que des vrais tshisekedistes sont combattus chez eux à Kananga pour avoir refusé l'affaire de Kamwina Sapu où des acteurs politiques ont utilisé des jeeps blanches pour tuer des jeunes gens…".
Les Kanangais demandent au chef de l'Etat d'ouvrir l'œil et d'avoir autour de lui des cadres politiques à compétence vérifiée pour l'aider et non certains cadres politiques qui n'ont pas d'assise populaire. Ainsi pour des Kanangais, ce présidium à 40 ne passe pas. " Il faut des gens clairs comme Jean-Pierre Bemba, Mboso et non des traitres qui sont bien installés à l'Est ", dixit le professeur Rémy Musungayi Bampale.
Cet enseignant n'est pas le seul à protester contre ce présidium restructuré. Avant lui, il y a eu le député provincial Zacharie Bababaswe qui a également dénoncé cette restructuration de l'Union sacrée.
Selon le secrétaire permanent de cette plateforme politique, André Mbata, cette nouvelle configuration inclut non seulement les membres existants, mais également des leaders ou représentants des partis ayant obtenu au moins 7 députés nationaux ou sénateurs lors des dernières élections.
Le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi avait annoncé la restructuration de sa famille politique le 22 février dernier lors d'une rencontre à la Cité de l'Union africaine.
Dans sa communication, Fatshi avait exprimé sa déception face au manque d'engagement de certains ténors de l'Union sacrée dans la gestion de la crise sécuritaire qui secoue la partie Est du pays et plus particulièrement face à l'avancée de la coalition RDF/M23/AFC.
L'objectif de la refonte du présidium est double : réduire les contestations internes et éviter que certains leaders ne soient tentés de traverser avec armes et bagages. Malheureusement, cette réorganisation n'est pas exempte des critiques. Ce format ne contenterait pas tous, à l'instar des Bena Lulua.
Les Congolais voudraient bien voir le Président Félix Tshisekedi s'exprimer après cette réorganisation de sa famille politique.
Didier KEBONGO