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La phrase "Koseka eza bolingo te !! Kowelela te! Safu ekobima okolia koleka !" se traduit en français par : "Rire n'est pas de l'amour !! Ne te bats pas ! Le safou sortira et tu mangeras encore plus !"
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La proposition de loi sur le référendum franchit une nouvelle étape au Parlement.
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Nord-Kivu : Beni paralysée par une journée ville morte sur fond de crise sécuritaire
Les activités socio-économiques ont tourné au ralenti hier mercredi 3 juin 2026 dans la ville de Beni et à Mavivi, à la suite d’un appel à une journée ville morte. Cette mobilisation visait à dénoncer la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans la région, mais aussi à exprimer le rejet de toute tentative de modification de la Constitution.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs quartiers de Beni ont été marqués par l’érection de barricades spontanées, perturbant la circulation sur plusieurs axes routiers. Toutefois, sur le boulevard Nyamwisi, le trafic est resté relativement fluide, contrastant avec la situation observée ailleurs dans la ville.
La majorité des activités commerciales est restée à l’arrêt. Boutiques, magasins et institutions bancaires n’ont pas ouvert leurs portes, traduisant une forte adhésion à ce mouvement. Seules quelques pharmacies ont fonctionné afin de répondre aux besoins urgents de la population.
Le secteur éducatif n’a pas été épargné par cette paralysie. Plusieurs établissements scolaires ont recommandé aux parents de garder leurs enfants à domicile, par mesure de précaution face aux risques d’éventuels incidents.
Par ailleurs, une présence accrue des forces de sécurité a été observée dans plusieurs points stratégiques de la ville. Ces dispositifs visaient à prévenir tout débordement et à maintenir l’ordre public durant cette journée de mobilisation.
À Mavivi, sur la route nationale numéro 4, la situation a également été tendue. Des jeunes ont érigé des barricades, interrompant temporairement la circulation avant l’intervention des forces de l’ordre. Des détonations ont été entendues lors de la dispersion des manifestants, suivies de l’interpellation de plusieurs d’entre eux, plongeant la zone dans une paralysie totale des activités.
Pascal NDUYIRI