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Lutte contre l'insalubrité à Kinshasa, Vivement l'installation de petites poubelles dans les bus
L'insalubrité qui enlaidit Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo en fait une des villes les plus sales du monde. Même les auteurs de cette situation ne cessent de la déplorer. Cependant, certains propriétaires des bus de transport en commun n'ont pas trouvé mieux que d'installer dans leurs véhicules de petites poubelles pour permettre à leurs clients d'y déposer les déchets de tout genre.
Ayant constaté cette innovation dans un bus qu'il a pris sur la route de Poids Lourds et qui a suscité sa surprise, son compagnon immédiat lui a fait comprendre que cette pratique a vu le jour il y a quelques instants et commence à s'étendre. C'est là une opportunité pour l'hôtel de Ville de Kinshasa d'imposer cette innovation à tous les chauffeurs de transport en commun, y compris les bus de Transco. En ce moment où s'opère le contrôle technique et des documents, c'est l'occasion également de vérifier si les poubelles sont placées dans les bus.
Il est vrai qu'il va se poser un sérieux problème de décharge, comme nous le voyons actuellement dans certains endroits où sont installées le grandes poubelles, dont le contenu déborde et se déverse sur les chaussées. L'opération "Kinshasa ezobonga"(Kinshasa se métamorphose) qui a de la peine à se concrétiser, devrait s'asseoir sur cette stratégie pour endiguer tant soit peu l'insalubrité qui s'est érigée en ADN de la ville de Kinshasa.
Éducation civique et populaire
Quoiqu'il en soit et quelles que soient les stratégies mises en œuvre, tant que la population n'est pas suffisamment éduquée et sensibilisée sur le respect des règles hygiéniques, aucun résultat probant ne sera atteint.
Tant qu'il n'y aura pas aussi des sanctions sévères contre les inciviques qui passent outre les règles élémentaires de salubrité publique, Kinshasa continuera à patauger dans la crasse. L'hôtel de Ville ne doit pas porter les gants pour frapper fort les récalcitrants. De même, la recréation du service d'hygiène publique s'impose comme une impérieuse nécessité.
En attendant qu'on en arrive là, les travaux communautaires de samedi appelés "salongo" doivent s'exécuter effectivement. Pour le moment, rien ne se fait. Sensés commencer le matin et se terminer à 10 heures, les vendeurs et les riverains des marchés pirates ont trouvé comme stratagème " l'achat de salongo" en corrompant avec 300 ou 500 FC les forces de l'ordre déployées sur place sur le terrain pour surveiller l'effectivité desdits travaux. Comme conséquence, après 10 heures vaut avant 10 heures dans nos marchés et leurs environs.
Pourtant, à l'époque de la deuxième république où cette pratique avait été instaurée, les déplacements de la population étaient interdits et les bus de transport en commun ne circulaient pas y compris les taxis. Ce n'est pas le cas malheureusement aujourd'hui. Il faut que les autorités de la capitale changent de fusil d'épaule si elles veulent donner un nouveau visage à Kinshasa.
De bonnes décisions telles que l'évacuation des épaves de véhicules et des automobiles abandonnés sur la voie publique doivent être exécutées sans atermoiements pour que le citoyen lambda sente que l'autorité de l'État est réellement effective.
Muke MUKE